Permis d’étude au Québec : les inscriptions des étrangers en chute libre

Les inscriptions d’étudiants internationaux dans les universités du Québec connaissent un net recul depuis l’entrée en vigueur de nouvelles règles gouvernementales concernant le permis d’étude. Ces changements, adoptés par le gouvernement du Québec sous la direction de la Coalition Avenir Québec (CAQ), ont un impact direct sur le nombre de demandes déposées par des étudiants étrangers.

Selon un reportage de Noovo Info, l’Université de Sherbrooke a observé une diminution de 58 % de sa clientèle internationale lors de la rentrée d’automne, comparativement à l’année précédente. Cette situation illustre les difficultés rencontrées par les établissements d’enseignement supérieur dans le contexte de la délivrance du permis d’étude, document obligatoire pour les étudiants étrangers qui souhaitent poursuivre leur formation au Québec.

La réduction du nombre de demandes acceptées pour le permis d’étude se traduit par une baisse immédiate des inscriptions, touchant particulièrement les universités qui accueillent traditionnellement une proportion importante d’étudiants venus de l’étranger.

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Chute libre des inscriptions

L’Université de Sherbrooke, située en Estrie, a constaté une baisse progressive des inscriptions d’étudiants internationaux au cours des dernières sessions. Dans une entrevue diffusée par FM 107,7 Estrie en février 2025, il est indiqué que les inscriptions ont diminué de 15 % à l’automne 2024, puis de 40 % à l’hiver 2025. Les prévisions pour les prochaines admissions font état d’une réduction pouvant atteindre 60 %.

Ces chiffres concernent directement les titulaires ou demandeurs d’un permis d’étude, puisque ce document conditionne l’admission des étudiants internationaux. Les modifications apportées aux critères d’immigration et de sélection des candidats expliquent cette chute dans les effectifs.

L’impact se fait sentir dans plusieurs programmes de premier cycle et de cycles supérieurs, puisque le nombre total d’étudiants étrangers dépend de l’obtention préalable du permis d’étude délivré par les autorités canadiennes, en coordination avec le gouvernement du Québec.

L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), située dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, enregistre également une diminution de ses effectifs internationaux. Selon les informations rapportées par Noovo Info, le recteur de l’UQAC, Ghislain Samson, a indiqué que le nombre d’étudiants étrangers est passé d’environ 2 500 l’année précédente à 1 700 à la rentrée.

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Cette baisse de près de 800 étudiants étrangers est attribuée à la diminution du nombre de permis d’étude accordés aux candidats souhaitant poursuivre une formation universitaire au Québec. Le recteur Ghislain Samson a précisé que cette diminution reflète une tendance constatée dans plusieurs universités de la province.

Conséquences pour le réseau universitaire

Les universités québécoises accueillent traditionnellement un grand nombre d’étudiants étrangers, qui doivent tous obtenir un permis d’étude pour entamer leurs programmes. Cependant, la baisse des inscriptions est généralisée dans le réseau universitaire québécois depuis la rentrée d’automne 2024.

Le permis d’étude constitue une condition administrative essentielle pour l’admission. Les nouvelles politiques provinciales et leur application ont eu pour effet de réduire le nombre de demandes acceptées. Par conséquent, les établissements universitaires observent une diminution directe de leurs populations étudiantes venues de l’étranger.

 

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