Hyundai annonce ses grandes intentions en Algérie

Le constructeur automobile coréen, Hyundai, confirme l’Algérie comme l’une de ses bases industrielles aux côtés de l’Égypte. Le constructeur automobile prévoit une nouvelle usine à Relizane en partenariat avec Saud Bahwan Group et évoque la relance du site de Tiaret repris par l’État algérien.

Tarek Mossaad, représentant de Hyundai, a déclaré dans un entretien publié par L’Algérie Aujourd’hui : « Pour Hyundai, nous avons choisi que nos bases industrielles soient implantées en Égypte et en Algérie. L'usine d'Égypte existe depuis [quelques années]… ». Cette affirmation place l’Algérie et l’Égypte comme deux points d’ancrage industriels pour le constructeur automobile.

En Algérie, Hyundai a déjà disposé d’un site d’assemblage dans la wilaya de Tiaret, exploité auparavant par la société Tahkout Manufacturing Company. Ce site, ouvert en 2017, a cessé son activité à la suite de procédures judiciaires. L’État algérien a repris les actifs de cette usine et le Premier ministre par intérim, Sifi Ghrieb, a indiqué que sa relance était envisagée par une entreprise publique. Aucune précision n’a toutefois été donnée concernant l’éventuelle reprise de production de véhicules sous la marque Hyundai sur ce site.

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Nouveau projet industriel à Relizane

Hyundai a également engagé un partenariat avec le groupe omanais Saud Bahwan pour développer une nouvelle implantation en Algérie. Selon plusieurs sources spécialisées, ce projet concerne la création d’une usine d’assemblage sur le site de l’ancienne unité de production de Volkswagen à Relizane, située à l’ouest du pays.

L’investissement annoncé pour cette usine est estimé à environ 400 millions de dollars. Le programme prévoit le démarrage des travaux entre fin 2025 et début 2026. La production devrait commencer en 2027 avec une capacité annuelle évaluée à 100'000 véhicules. Une diversification de la gamme est évoquée pour l’année 2028, incluant notamment des modèles de type citadine compacte.

Le constructeur prévoit de présenter un prototype du modèle Hyundai Creta lors de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), prévue à Alger en septembre 2025. Ce prototype symbolisera le lancement de la nouvelle activité industrielle du constructeur en Algérie.

Usine de Tiaret et perspectives de relance

L’usine de Tiaret, ancien site Hyundai en Algérie, demeure un dossier distinct. Après la fermeture liée aux affaires judiciaires visant Tahkout Manufacturing Company, les infrastructures sont revenues sous la gestion de l’État algérien. Le Premier ministre par intérim, Sifi Ghrieb, a confirmé que ce site était en phase de relance. L’opération consisterait à attribuer l’usine à une entreprise publique. À ce stade, aucune annonce n’indique si Hyundai sera directement impliqué dans l’exploitation future de ce complexe.

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Le positionnement de Hyundai en Algérie se matérialise donc par deux axes : d’une part, la reprise potentielle des infrastructures existantes à Tiaret, et d’autre part, la construction d’une nouvelle usine en partenariat avec Saud Bahwan Group à Relizane. Ces initiatives placent le constructeur dans la dynamique actuelle du secteur automobile algérien, marqué par la réorganisation des sites d’assemblage après plusieurs années de suspension d’activité.

L’annonce de Tarek Mossaad confirme que Hyundai inclut l’Algérie parmi ses bases industrielles, aux côtés de l’Égypte. Cette orientation s’inscrit dans une logique de développement industriel régional, avec une perspective de mise en production effective en Algérie à l’horizon 2027 pour le site de Relizane.


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