Regroupement familial au Québec : Pourquoi l'attente pourrait dépasser cinq ans

Le regroupement familial au Québec connaît actuellement des délais d'attente de plus en plus longs. Ces délais, qui étaient déjà élevés ces dernières années, se sont considérablement allongés, et des demandes pourraient prendre plus de cinq ans avant d’être traitées.

Cette situation a été causée par plusieurs facteurs, notamment un quota limité de demandes acceptées chaque année, un nombre de demandes en constante augmentation et des priorités administratives qui modifient l’ordre de traitement.

Le gouvernement du Québec a récemment annoncé qu'il avait atteint le quota de demandes de regroupement familial pour la période allant du 26 juin 2024 au 25 juin 2025. Ce quota est fixé à 13 000 demandes, un chiffre bien inférieur à la moyenne des années précédentes. En conséquence, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) a suspendu la réception de nouvelles demandes pour cette période. Les personnes intéressées par le regroupement familial devront attendre jusqu'au 26 juin 2026 pour pouvoir soumettre leurs dossiers.

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Le MIFI, qui gère les demandes d'immigration au Québec, a précisé que la suspension des demandes concerne tous les types de regroupement familial, à l’exception de certaines catégories spécifiques. Les demandes d’immigration qui ne respectent pas ces exceptions devront patienter jusqu’à la réouverture du processus.

Les causes des délais d'attente prolongés

Les délais d'attente pour le regroupement familial ont considérablement augmenté en raison de l’atteinte du quota annuel, mais aussi à cause du nombre de dossiers en attente qui s'accumulent chaque année. Selon le MIFI, ces demandes peuvent prendre jusqu’à 41 mois à traiter pour les demandes venant de l'extérieur du Canada, contre environ 13 mois pour les demandes effectuées à l’intérieur du pays.

Cette situation est en partie liée au nombre de demandes qui dépasse largement le quota. De plus, le gouvernement a pris la décision de limiter le nombre de dossiers à traiter dans un souci de gestion des ressources, ce qui entraîne des délais prolongés. Le regroupement familial reste un sujet délicat, puisque de nombreuses familles attendent plusieurs années avant de pouvoir réunir leurs proches.

Exemptions et solutions alternatives

Bien qu’il soit désormais difficile de soumettre de nouvelles demandes pour le regroupement familial, certaines catégories de personnes restent exemptées de cette restriction. Par exemple, les enfants à charge de moins de 18 ans, les enfants mineurs en processus d’adoption, ainsi que les enfants majeurs à charge souffrant d’une incapacité qui les rend dépendants du garant peuvent continuer à présenter leurs demandes.

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Pour les familles qui ne sont pas concernées par ces exceptions, une solution alternative existe : le super visa pour les parents et grands-parents. Ce visa permet aux proches de rester au Canada pour des périodes prolongées, pouvant aller jusqu’à 10 ans, avec la possibilité d’entrées multiples. Ce programme permet aux familles de se réunir pendant l'attente, bien qu’il n'offre pas la possibilité d’une résidence permanente.


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