Quelques heures après l’annonce de l’interpellation de deux suspects dans l’affaire du cambriolage du musée du Louvre, Éric Zemmour, président du parti Reconquête, a tenu des propos qui ont suscité de nombreuses réactions. Lors d’une intervention sur France 3, puis dans un message publié sur le réseau social X, Éric Zemmour a associé cette affaire à l’immigration, évoquant une supposée menace pour la civilisation française.
Selon ses déclarations, « l’immigration nous vole les bijoux de la couronne. En bref, notre civilisation ». Il a présenté le cambriolage du Louvre comme un symbole de ce qu’il appelle un « djihad du quotidien », en assimilant les faits à une attaque contre le patrimoine français. Ces propos visaient explicitement les communautés étrangères, notamment algérienne et malienne, en raison du profil des deux suspects arrêtés.
Le musée du Louvre, institution publique française, a été victime d’un cambriolage spectaculaire le dimanche 19 octobre. En sept minutes, quatre individus ont réussi à pénétrer dans le bâtiment et à dérober huit bijoux royaux de la Couronne française, pour un montant estimé à 88 millions d’euros. Cette opération, menée en plein jour, a rapidement mobilisé la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire de Paris.
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Détails de l’enquête et profil des suspects
Deux hommes âgés d’une trentaine d’années ont été interpellés le samedi 25 octobre dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet de Paris. Selon les premiers éléments communiqués, les deux individus sont originaires de Seine-Saint-Denis et étaient déjà connus des services de police et de la justice. L’un aurait tenté de fuir vers l’Algérie, tandis que l’autre aurait cherché à se rendre au Mali.
Le ministère de l’Intérieur, dirigé par Laurent Nuñez, a confirmé ces arrestations et salué le travail des enquêteurs. Le ministre a exprimé sa « confiance totale » envers les forces de l’ordre, tout en précisant que l’enquête devait encore déterminer le rôle exact des suspects. À ce stade, leur participation directe au cambriolage n’a pas été formellement établie. Ils demeurent présumés innocents, conformément au principe de la présomption d’innocence en vigueur dans le droit français.
Les enquêteurs cherchent à savoir si ces individus faisaient partie du commando de quatre personnes ou s’ils ont agi en tant que complices ou commanditaires. Le parquet de Paris n’a pour l’instant communiqué aucun élément sur les deux autres auteurs présumés encore en fuite.
L’utilisation politique de l’affaire par Éric Zemmour
Dans ses interventions publiques, Éric Zemmour a relié ce fait divers à une thèse plus large sur l’immigration. « Voilà que l’Algérie entre en scène dans le vol au Musée du Louvre, » a-t-il déclaré. Cette phrase, reprise sur plusieurs médias, a été perçue comme une généralisation visant l’ensemble de la communauté algérienne vivant en France.
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Le dirigeant de Reconquête a également comparé cette affaire à d’autres faits divers récents, citant notamment le meurtre de Lola, des affaires de viol et de trafic de drogue, qu’il présente comme des exemples de « pillages visant la civilisation française ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu, à quelques mois des élections régionales, où la question migratoire occupe une place centrale dans le discours du parti Reconquête. Éric Zemmour a réaffirmé sa volonté de faire de l’immigration un thème prioritaire, en associant régulièrement des faits criminels à des origines étrangères.
