L'Algérie s'apprête à acheter d'importantes quantités de blé et d'orge

L'Algérie a récemment lancé des appels d'offres internationaux pour l'achat de grandes quantités de blé et d'orge afin de garantir l'approvisionnement en céréales pour l'année à venir. Ces acquisitions, réalisées par l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), visent à répondre aux besoins du pays en matières premières essentielles.

L'Office algérien des céréales (OAIC) a lancé un appel d'offres pour l'achat de 50 000 tonnes de blé tendre. Ce blé devra être expédié vers les ports de Mostaganem et de Ténès, en Algérie. Selon les informations rapportées par Reuters, les soumissions des fournisseurs doivent être envoyées avant le 11 novembre 2025, avec une validité des offres jusqu'au 12 novembre.

Les exportateurs intéressés devront proposer des prix compétitifs pour l'expédition de cette quantité de blé pendant plusieurs périodes spécifiques, allant de décembre 2025 à février 2026. Les dates d'expédition sont déterminées en fonction des régions productrices.

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L’Algérie diversifie ses sources d'approvisionnement

Bien que l'Algérie ait longtemps été un grand acheteur de blé en provenance de la France, les tensions diplomatiques entre les deux pays ont conduit à une réduction significative des importations françaises de céréales ces deux dernières années. L'Algérie s'est ainsi tournée davantage vers d'autres fournisseurs, notamment ceux de la mer Noire, comme la Russie et l'Ukraine, pour compenser cette perte d'approvisionnement.

Parallèlement, un autre appel d'offres a été lancé pour l'achat de 50 000 tonnes d'orge fourragère. Ce marché, tout comme celui du blé, est destiné à être approvisionné par l'OAIC. Les offres doivent être soumises d'ici le 11 novembre 2025, avec une validité des offres jusqu'au 12 novembre.

Les fournisseurs devront respecter des critères stricts concernant les délais de livraison et la qualité des produits. L'orge fourragère est un ingrédient essentiel pour l'alimentation animale, et sa demande est particulièrement forte en Algérie, où les éleveurs dépendent largement de cette culture pour nourrir leur bétail. Ce grain est particulièrement recherché lors des périodes où les récoltes locales sont insuffisantes ou lorsque les conditions climatiques défavorables affectent la production nationale.

Contexte des achats en Algérie

L'Algérie est l'un des plus grands importateurs mondiaux de céréales, avec des volumes avoisinant les 8 millions de tonnes par an. Cette dépendance à l'importation est due à des rendements agricoles locaux insuffisants pour couvrir la demande intérieure.

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Pour répondre à ses besoins croissants, l'Algérie a réévalué ses partenariats commerciaux et élargi ses sources d'approvisionnement. Aujourd'hui, des pays comme la Russie, l'Ukraine, ainsi que des fournisseurs d'Amérique du Sud et l’Australie, jouent un rôle de plus en plus important dans la couverture de cette demande.

En se projetant vers l'avenir, les autorités algériennes prévoient de continuer à importer d'importantes quantités de blé et d'orge pour répondre à la demande intérieure. L'OAIC a d'ores et déjà prévu de nouvelles enchères pour la période de 2026, bien que les volumes exacts ne soient pas encore confirmés.


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