Les services de sécurité de l’Aéroport d’Alger ont mis au jour une affaire de contrebande d’or impliquant plusieurs voyageurs à destination de Dubaï. Deux femmes sont soupçonnées d’avoir joué un rôle central dans l’organisation de ces opérations. L’enquête a permis de dévoiler une méthode utilisée pour transporter discrètement des bijoux en or vers l’étranger.
Les faits remontent à une opération menée par les services de sécurité à l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger. Trois personnes, dont deux femmes identifiées par les initiales A. R. et A. F., ainsi qu’un homme répondant aux initiales A. I., ont été interpellées alors qu’elles s’apprêtaient à quitter le territoire national.
Selon les éléments présentés lors de l’audience, les suspects étaient impliqués dans une tentative de contrebande d’or vers les Émirats arabes unis, plus précisément vers la ville de Dubaï. Les enquêteurs ont indiqué que les deux femmes auraient adopté une stratégie consistant à porter les bijoux pour les dissimuler et éviter toute suspicion lors du passage aux contrôles de sécurité.
Une méthode basée sur la dissimulation de bijoux
Lors de la fouille, les agents de police ont découvert que la suspecte A. R. portait des bracelets en or d’un poids estimé à 48 grammes. Interrogée par le juge, elle a affirmé que ces bijoux étaient destinés à un usage personnel et qu’ils faisaient partie de ses accessoires de décoration.
De son côté, la seconde suspecte, A. F., a été trouvée en possession d’autres bijoux en or, notamment une bague et un bracelet dont le poids exact n’a pas été précisé. Dans un premier temps, elle a déclaré aux enquêteurs que ces objets lui avaient été remis par son amie A. R., avant de revenir sur ses propos lors de l’audience, affirmant qu’il s’agissait également d’objets personnels.
Activités commerciales entre l’Algérie et Dubaï
Les investigations ont également révélé que les deux femmes exerçaient dans le domaine du commerce de vêtements féminins, notamment des abayas importées des pays du Golfe. Quant au troisième suspect, A. I., il était actif dans la vente de vêtements féminins et de produits cosmétiques.
Selon les éléments du dossier, les rencontres entre les suspects étaient organisées lors de voyages effectués à bord d’avions de la compagnie nationale Air Algérie, ainsi qu’à l’aéroport de Dubaï. Ces déplacements fréquents auraient servi à organiser les opérations liées au transport des bijoux en or.
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Lors de l’audience, A. I. a nié toute implication dans la contrebande, affirmant qu’il devait simplement vendre les bijoux à la demande de A. R. Il a précisé qu’il n’avait pas trouvé d’acheteur avant le départ de cette dernière, ce qui l’aurait conduit à lui restituer les objets à l’aéroport.
Décision de justice et sanctions prononcées
Au cours du procès, les deux femmes ont rejeté les accusations de contrebande, soutenant que les bijoux étaient destinés à un usage personnel. A. R. a indiqué qu’elle souhaitait vendre l’or pour financer l’achat d’un véhicule, ce qui expliquerait la présence du troisième suspect dans l’affaire.
À l’issue de l’audience, le représentant du ministère public a requis une peine de deux ans de prison ferme ainsi qu’une amende équivalente au double de la valeur de l’infraction. Le tribunal a finalement condamné A. I. à six mois de prison avec sursis et à une amende de 100 000 dinars.
Les deux femmes, A. R. et A. F., ont été reconnues coupables de violation de la législation sur le change et les mouvements de capitaux. Elles ont écopé chacune d’une amende de 50 000 dinars.
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