Faux billets de 2 000 dinars algériens : plus de 8,4 millions saisis par la gendarmerie

La circulation de faux billets continue d’inquiéter les autorités algériennes. À Blida, les services de la Gendarmerie nationale ont annoncé le démantèlement d’un réseau criminel spécialisé dans la falsification de billets de banque de 2 000 dinars algériens.

Selon le site arabophone Ennahar, une opération menée par la brigade territoriale de Bougara a permis la saisie de plus de 846 millions de centimes en faux billets destinés à être écoulés sur le marché. L’affaire a démarré après la plainte d’un citoyen affirmant avoir été victime d’escroquerie. Quelques jours plus tard, les enquêteurs remontaient jusqu’aux principaux suspects, mettant au jour une activité de contrefaçon organisée et des équipements utilisés dans la fabrication des billets.

Faux billets de 2 000 DA : comment l’enquête a commencé

Selon le communiqué publié par les services de la Gendarmerie nationale, l’enquête a été déclenchée après le signalement d’un citoyen ayant reçu de faux billets lors d’une transaction. La victime aurait rapidement remarqué des anomalies sur plusieurs coupures de 2 000 DA mises en circulation.

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Les enquêteurs de la brigade territoriale de Bougara, relevant du groupement territorial de la gendarmerie de Blida, ont alors ouvert une enquête judiciaire. Les premières investigations ont porté sur l’identification de la provenance des billets et sur les personnes susceptibles de les distribuer.

Grâce au renseignement de terrain et aux premières auditions, les gendarmes ont réussi à identifier un premier suspect présenté comme l’élément central du réseau. Les investigations ont ensuite permis de remonter jusqu’à un second individu impliqué dans l’opération.

Après coordination avec le procureur de la République près le tribunal de Boufarik, les forces de sécurité ont procédé à l’arrestation des deux hommes âgés de 42 et 45 ans.

Plus de 8 millions de dinars en faux billets saisis

La perquisition menée dans le cadre de cette affaire a permis la saisie d’une importante quantité de faux billets de banque. Selon les chiffres communiqués officiellement, le montant récupéré dépasse les 846 millions de centimes, soit plus de 8,4 millions de dinars algériens.

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Les billets saisis étaient principalement des coupures de 2 000 DA, la valeur la plus utilisée dans les transactions importantes en Algérie. Ce choix n’est pas anodin. Depuis plusieurs années, les réseaux de contrefaçon ciblent particulièrement cette coupure en raison de sa forte circulation dans le commerce, les marchés automobiles, les ventes entre particuliers ou encore certaines transactions informelles.

Les enquêteurs ont également mis la main sur des équipements et du matériel utilisés dans la fabrication des faux billets. Même si les autorités n’ont pas détaillé la nature exacte des machines saisies, ce type d’affaires implique généralement du matériel d’impression haute résolution, des outils de découpe et des supports destinés à reproduire les éléments visuels des billets officiels.

Pourquoi les faux billets de 2 000 DA inquiètent les autorités

La falsification de monnaie reste l’un des crimes financiers les plus punis en Algérie. Les faux billets ne touchent pas uniquement les banques ou les grandes entreprises. Dans la majorité des cas, les premières victimes sont des citoyens ordinaires, des commerçants ou des vendeurs qui découvrent trop tard qu’ils ont accepté des coupures falsifiées.

Ces dernières années, plusieurs affaires similaires ont été signalées dans différentes wilayas du pays. Les billets de 2 000 DA sont particulièrement ciblés en raison de leur valeur élevée et de leur fréquence d’utilisation dans les paiements en espèces. Certains commerçants expliquent désormais vérifier systématiquement les billets avec des détecteurs ou en observant certains détails de sécurité comme les bandes holographiques, les filigranes ou la texture du papier.

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Une affaire qui relance le débat sur les paiements en espèces

L’affaire de Blida intervient dans un contexte où les autorités algériennes cherchent à réduire l’importance du cash dans l’économie nationale. Malgré le développement progressif des paiements électroniques, une grande partie des transactions continue de se faire en liquide.

Cette dépendance à l’argent liquide facilite la circulation des faux billets, notamment dans les marchés informels où les contrôles restent limités. Les spécialistes de la sécurité financière rappellent que les réseaux criminels profitent souvent des périodes de forte activité commerciale pour écouler leurs coupures falsifiées. Les billets de 2 000 DA restent particulièrement exposés durant les saisons de forte consommation, les achats de véhicules d’occasion ou les transactions rapides réalisées sans vérification approfondie.

Les suspects seront présentés devant la justice

Les deux individus arrêtés dans cette affaire devront répondre de plusieurs chefs d’accusation liés à la falsification de monnaie nationale, à l’utilisation de faux billets et à leur mise en circulation sur le territoire algérien.

Selon les autorités, les suspects seront présentés devant la juridiction territorialement compétente. L’enquête pourrait également se poursuivre afin d’identifier d’éventuels complices ou d’autres circuits de distribution liés à cette affaire.

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La Gendarmerie nationale appelle par ailleurs les citoyens à rester vigilants lors des transactions en espèces et à signaler immédiatement tout billet suspect. Les services de sécurité rappellent que plusieurs éléments permettent de vérifier l’authenticité des billets, notamment les filigranes, les impressions en relief et les bandes de sécurité intégrées dans les coupures officielles.

Alors que les paiements en liquide dominent encore une grande partie de l’économie informelle, les autorités redoutent que ce type de réseau continue de profiter des failles du marché pour écouler de faux billets auprès de particuliers peu équipés pour détecter la contrefaçon.


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