Le constructeur automobile malaisien Proton pourrait bientôt faire son entrée sur le marché algérien. Un projet de partenariat industriel entre une entreprise algérienne et le groupe malaisien prévoit la création d'une usine de montage à Oran, avec une capacité de production de 20 000 véhicules par an. Une initiative qui s'inscrit dans la relance de l'industrie automobile nationale.
L'annonce a été faite à l'issue d'une rencontre organisée à Oran entre Datuk Rezani Irwan, ambassadeur de Malaisie en Algérie, un opérateur économique algérien et des représentants des groupes malaisiens DRB-HICOM, Proton et Modenas. Les discussions ont abouti à la proposition d'un projet industriel commun destiné à produire localement des véhicules de la marque Proton.
Pourquoi Proton mise sur l'Algérie
Selon l'ambassade de Malaisie, Oran a été choisie en raison de son statut de pôle stratégique de l'industrie automobile en Algérie. La future usine pourrait assembler jusqu'à 20 000 véhicules par an, avec l'objectif de répondre à une partie de la forte demande du marché national.
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Les partenaires malaisiens soulignent que le marché algérien représente un potentiel considérable. Les besoins sont estimés à près de 1,2 million de véhicules par an, alors que l'offre reste insuffisante après plusieurs années de restrictions sur les importations et d'arrêt de la production locale.
Le projet bénéficierait également des mesures mises en place par les autorités algériennes pour attirer les investisseurs étrangers, notamment des avantages fiscaux et une position géographique permettant d'accéder aux marchés africains, arabes et européens.
Un nouveau pas pour l'industrie automobile algérienne
Si le projet est validé, Proton rejoindra la liste des constructeurs qui souhaitent développer une activité industrielle en Algérie. Les autorités multiplient depuis plusieurs mois les partenariats afin de reconstruire une filière automobile capable de produire localement et de réduire la dépendance aux importations.
Pour le constructeur malaisien, cette implantation ne se limiterait pas au marché algérien. Le groupe entend bâtir une coopération durable avec ses partenaires locaux et contribuer au développement de l'industrie automobile en Afrique du Nord.
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Modenas envisage également une production locale
La coopération entre Alger et Kuala Lumpur ne concerne pas uniquement les voitures. L'ambassade de Malaisie a également indiqué que Modenas, constructeur spécialisé dans les motos, étudie un projet de fabrication locale de châssis de deux-roues.
L'entreprise considère l'Algérie comme une plateforme idéale pour exporter vers le continent africain, tout en respectant les exigences du cahier des charges algérien en matière d'intégration industrielle.
À ce stade, le projet de Proton reste au stade de proposition et devra faire l'objet d'accords définitifs entre les différentes parties. S'il se concrétise, il pourrait toutefois renforcer l'attractivité de l'Algérie auprès des constructeurs internationaux et accélérer le développement d'une véritable industrie automobile nationale.
