La société pétrolière britannique British Petroleum (BP) cherche des acquéreurs pour sa part dans une usine de gaz, dans le Sud algérien, précisément à In Amenas. Selon l'agence de presse Reuters, BP souhaite lever deux milliards de dollars en cédant sa part estimée à 45,89 %.

Le média britannique qui cite trois sources proches du secteur, précise que cette quête d'un acquéreur vient après l'échec des négociations avec le Russe Rosneft. La société British Petroleum espère mettre en oeuvre un programme de cessions de 15 milliards de dollars qu'elle vise d’ici mi-2021. Un programme qui a déjà permis au géant de Grande Bretagne d'amasser 10 milliards de dollars.

BP a pris attache avec plusieurs géants pétroliers et gaziers mondiaux pour avoir une idée sur leur intérêt. Notamment après l'échec des discussions avec les Russes de Rosneft. Cet échec est du essentiellement au refus de la société norvégienne Equinor, partenaire de BP dans l'usine d'In Amenas à hauteur de 45,90 %.

La société Equinor, anciennement appelée Statoil, rejette la candidature du géant pétrolier de Russie parce qu'il est la cible de sanctions américaines. Des sanctions qui risquent de perturber son action en Algérie dans le cas où British Petroleum finit par céder ses parts aux Russes.

Sollicités par Reuters, les trois sociétés associées dans cette usine, en l'occurrence BP, Equinor et Sonatrach, n'ont pas souhaité s'exprimer sur la question. C'est que le sujet est quelque peu sensible. D'ailleurs, même l'agence britannique n'a pas jugé "utile" de préciser, dans sa version française, qu'il s'agit de la base gazière de Tiguentourine qui a fait l'objet d'une attaque terroriste de grande envergure en janvier 2013. Dans sa version anglaise, Reuters a cependant donné ce détail.

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