Les relations économiques entre l’Algérie et l’Union européenne pourraient évoluer vers de nouveaux domaines de coopération. Au-delà des échanges commerciaux, les deux parties mettent en avant les investissements, l’industrie et l’intégration dans les chaînes de valeur internationales.
Lors de la première édition du Sommet de l’excellence, de la durabilité et de la responsabilité, organisée le mardi 22 septembre 2026 par Leancubator à Alger, l’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, a présenté les perspectives d’évolution du partenariat économique entre les deux parties. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Nourredine Ouadah, ainsi que de plusieurs acteurs économiques.
L’Union européenne met l’accent sur de nouveaux enjeux économiques avec l’Algérie
Selon les déclarations rapportées par l’agence italienne Nova, Diego Mellado Pascua a indiqué que les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) occupent désormais une place importante dans le développement de la coopération économique entre l’Algérie et l’Union européenne.
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L’ambassadeur a expliqué que ces critères ne sont plus considérés comme de simples exigences administratives, mais qu’ils sont devenus un élément lié à la compétitivité des entreprises et aux stratégies industrielles. Ils concernent différentes étapes de la chaîne de valeur, de la production au transport, en passant par la conception et l’emballage.
Selon Diego Mellado Pascua, la prise en compte de ces normes peut avoir un impact sur l’accès au marché européen et sur la capacité des entreprises à intégrer les chaînes de valeur internationales. Il a également estimé que leur application pourrait favoriser le développement de l’intégration industrielle et économique entre l’Algérie et l’Union européenne.
Investissements et projets communs au cœur de la coopération
L’ambassadeur européen a également évoqué plusieurs axes de développement du partenariat entre Alger et Bruxelles. Il a cité les projets communs, les investissements, l’intégration commerciale et la coopération économique parmi les domaines appelés à se renforcer dans le cadre de l’accord de partenariat entre l’Algérie et l’Union européenne ainsi que de la coopération euro-méditerranéenne.
Cette orientation vise à élargir les relations économiques au-delà des échanges commerciaux, en accordant une place plus importante aux projets industriels et aux collaborations entre entreprises.
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Concernant la volonté de l’Algérie de réviser l’accord de partenariat avec l’Union européenne, Diego Mellado Pascua a déclaré, selon l’agence Nova, que l’Algérie souhaite effectivement engager cette révision. Il a ajouté que l’Union européenne était prête à discuter des moyens d’approfondir les relations bilatérales, qui couvrent désormais des domaines plus larges que le commerce.
Le mécanisme carbone parmi les dossiers suivis par l’Algérie et l’UE
Diego Mellado Pascua a également évoqué le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières comme l’un des dossiers susceptibles d’influencer davantage les relations commerciales entre l’Algérie et l’Union européenne.
Ce dispositif s’inscrit dans l’évolution des normes environnementales appliquées au commerce international. L’ambassadeur a souligné que la transition environnementale, sociale et liée à la gouvernance doit être accompagnée par des mesures prenant en compte la formation, le développement des compétences, les conditions de travail et le développement social.
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Il a également relevé l’existence de domaines de rapprochement entre l’Algérie et l’Union européenne, notamment dans les secteurs de l’environnement, de l’innovation et des questions sociales.
À travers ces différents axes, les deux parties cherchent à développer une coopération économique qui intègre davantage les investissements, les projets industriels et les chaînes de valeur communes, au-delà des seuls échanges commerciaux.
