Les prix du pétrole, notamment le Brent (référence pour le pétrole algérien), repartent à la hausse après des semaines de chute. L’accord sur la baisse de la production entre les membres de l’OPEP et ses partenaires, dont la Russie, y est pour beaucoup.

En effet, le prix du Brent a ouvert la séance de ce lundi 13 avril à 33,82 avant qu’il ne retombe à 32 dollars le baril. La réunion, jeudi 9 avril, de ce qui est désormais appelé l’OPEP+ commence à donner ses fruits, même s’il est encore trop tôt pour crier victoire, notamment pour les pays, comme l’Algérie, dont l’économie dépend des hydrocarbures.

La guerre des prix que se sont livrée l’Arabie saoudite et la Russie a fini par faire tomber le prix de l’or noir jusqu’à 21 dollars. L’accord sur une baisse de la production de près de dix millions de barils par jour, conclu dimanche 12 avril, après quatre jours de discussions a signé la fin de la guerre des prix entre Russes et Saoudiens.

Russes et Saoudiens enterrent la hache de guerre

Il est évident cependant que le prix du pétrole ne dépend pas uniquement de la guerre des prix énoncée plus haut. Il dépend également de la pandémie de coronavirus qui a plombé l’économie mondiale. Et qui a réduit de façon drastique la demande mondiale de l’or noir. C’est ce qui fait que les marchés guettent en ce moment toutes les informations concernant le Covid-19. Ils surveillent particulièrement le pic de cette pandémie dans le but de pouvoir faire des prévisions.

En fait, cet accord ne peut être considéré comme une solution définitive. Il permet seulement d’éviter une crise profonde pour des pays et des industries qui dépendent du pétrole. C’est ce que pensent plusieurs analystes et experts qui redoutent une relance de la guerre des prix entre producteurs (OPEP et non-OPEP) ou une résistance plus longue de la crise sanitaire causée par le coronavirus.

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