Le ministre de l'Energie, Abdelmadjid Attar, a déclaré en marge de la rencontre gouvernement-walis que l'Algérie réduirait son exportation de gaz à compter de 2025. Ainsi, les exportations de gaz atteindront, selon le même responsable, 30 milliards de mètres cubes d'ici 2030.

En effet, Abdelmadjd Attar, dans une déclaration accordée mercredi 12 août à l'APS, a révélé que l'Algérie comptait réduire ses exportations de gaz à partir de 2025. Le ministre de l'Energie a précisé que l'Algérie exporterait, à partir de 2030, une quantité de gaz entre 25 à 30 milliards de mètres cubes. Répondant ainsi à des organes de presse qui ont « semé une grande confusion », en avançant le chiffre de 25 milliards de mètres cubes à compter de 2025.

Le ministre explique que la compagnie nationale Sonatrach devra réduire ses exportations de gaz à partir de 2025, en raison des réserves prouvées restantes et l'augmentation de la demande interne. « Pour ne plus exporter à partir de 2030 et non 2025 que 25 à 30 milliards de mettre cubes », déclare Abdelmadjid Attar. C'est pourquoi l'Algérie devra se tourner, selon le même responsable, au gaz de schiste pour répondre aux besoins intérieurs au-delà de 2030.

La déclaration du ministre intervient quelques jours après celle de l'ambassadeur d'Algérie à l'UE qui prévoit une hausse des exportations de gaz algérien. En effet, l'ambassadeur d'Algérie à Bruxelles prédit, pour les années à venir, une hausse des exportations du gaz naturel vers l'Europe. Il estime que le gaz naturel, dans le bouquet énergétique, « ne fera que croître à l’avenir » et ce, malgré « les convulsions actuelles du marché ».

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