Cinq mois après l'adoption du décret relatif à l’importation de véhicules neufs, le ministère de l'Industrie est sur le point d'annoncer la liste des premiers concessionnaires agréés à l’importation. C'est ce qu'a affirmé le quotidien El Watan ce mardi 5 janvier. Le journal révèle que cette liste sera rendue publique la semaine prochaine. 

Après une stagnation de plusieurs mois, le secteur de l'automobile va enfin connaître un début de déblocage. Les premiers agréments provisoires vont être validés la semaine prochaine. La liste sera confirmée définitivement une semaine après sa publication. Elle sera accordée par le Comité technique interministériel. Cette commission est chargée de l’examen et du suivi des dossiers relatifs à l’exercice de l’activité des concessionnaires des véhicules neufs.

Elle est indépendante et souveraine, et aucune autorité ni personne n’a le droit d’apporter un regard sur ses décisions. Cette commission a été installée afin d’étudier les dossiers des opérateurs qui veulent investir dans la concession automobile et qui ont déposé leur dossier en ligne, après la promulgation du cahier de charges qui fixe les conditions d’exercice de cette activité.

Le marché de l'automobile bloqué en Algérie

Il faut souligner que pour l’instant, ministère de l’Industrie n'a pas communiqué les détails sur le nombre ni les opérateurs concernés. Elles sont 180 demandes à avoir été déposées chez le ministère de l’Industrie pour l’exercice de l’activité de l’industrie et la concession automobile depuis l’ouverture du portail en ligne, en septembre dernier.

Il faut rappeler que le marché algérien de voitures neuves connaît une situation inédite. Les usines de montage ont cessé leurs activités, l'importation de véhicules par les concessionnaires a été gelée et l'importation de véhicules de moins de trois ans annulée. Cette situation a fait flamber les prix des véhicules d'occasion et les a rendus inaccessibles pour les couches aux revenus modestes en Algérie.

Lire aussi : L’importation de véhicules de moins de 3 ans n’est plus possible, selon Farhat Aït Ali