Le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Braham, s'est exprimé samedi 9 janvier sur la situation des groupes privés dont les patrons sont en prison. Il a expliqué, lors d'un passage au forum du quotidien Echaab, que le gouvernement comptait prendre des mesures afin de sauver ces entreprises.

Le ministre, qui a rappelé que ces groupes étaient actuellement gérés par des administrateurs désignés par l’Etat, a indiqué que « les responsables de ces sociétés sont poursuivis dans le cadre de la responsabilité pénale de la personne morale ». Le ministre de l’Industrie a également précisé que le gouvernement avait décidé, en décembre dernier, de remplacer ces administrateurs par des responsables à même d’assurer la gestion de ces entreprises, en attendant que la justice poursuive son travail et que tous les recours soient usés.

En ce qui concerne l'avenir de ces groupes économiques privés, le ministre a déclaré : « Nous verrons ensuite si ces entreprises doivent retourner à l’Etat ou si d’autres alternatives doivent être trouvées afin que les investissements réalisés ne soient pas perdus de manière à préserver les actifs (et que) ni les salariés ni les créanciers ne soient lésés ».

Il faut signaler que depuis l’incarcération de certains patrons de groupes privés, les travailleurs payent la facture du stand-by. Ces derniers sont restés sans salaire depuis plusieurs mois. C’est, entre autres, le cas de ceux du groupe ETRHB, dont le patron, Ali Haddad, est en prison. Les centaines de travailleurs du groupe n'ont d'ailleurs pas cessé d’interpeller les autorités pour régler leur situation. En vain. Ils sont les sacrifiés de cette campagne de lutte contre la corruption. Leurs appels ne sont pas entendus malgré les actions de contestation qu'ils avaient entreprises.

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