« Posséder une voiture n’est pas le rêve de la majorité des Algériens », disait le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, il y a quelques jours. Cette déclaration n’a pas été du goût du président de l’Association de protection des consommateurs (APOCE), Mustapha Zebdi, qui n’a pas hésité à le faire savoir. 

« De telles déclarations ne doivent pas être faites, dès lors qu’il y a des alternatives », a souligné, dimanche, le président de l’APOCE dans une déclaration au site électronique Tout sur l’Algérie (TSA). Il a rappelé que les Algériens ont le droit de rêver : « On a le droit de rêver. Et nul ne peut empêcher un Algérien de rêver »

Pour le même responsable, les propos du ministre de l’Industrie « traduisent une incapacité à trouver des solutions ». Mustapha Zebdi estime que de telles déclarations doivent être bannies en Algérie. « Nous demandons qu’il y ait une révision de position et de choisir des propos affinés pour être acceptés par la population », a-t-il dit.

« Nous attendons la réaction du président »

Le premier responsable de l’APOCE va jusqu’à demander l’implication du chef de l’Etat : « Nous attendons la réaction du président. Ne pas trouver une solution, ne signifie nullement que c’est impossible à réaliser. Cependant, il y a des alternatives, proposées par des professionnels. Malheureusement les administrations concernées ne veulent ni entendre ni étudier ces propositions. Le véhicule est une nécessité pour tous les Algériens. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir les véhicules en circulation sur nos routes qui datent de plusieurs années », relève-t-il.

Et d’ajouter : « Il est vrai que le véhicule n’est pas le rêve de tout le monde, comme le dit le ministre, mais c’est un rêve pour une partie de la population. Pour un citoyen qui habite dans une zone d’ombre, peut-être que le véhicule est un rêve plus que ça ne peut l’être pour ses compatriotes des villes, parce que lui ne dispose pas de transports publics pour se déplacer ».

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