Affaires consulaires : La France et l’Algérie ont pris une première décision

Après plusieurs mois de tensions, la France et l’Algérie auraient entamé un processus de normalisation de leurs relations diplomatiques, marqué par la reprise de la délivrance des laisser-passés consulaires pour les ressortissants algériens contraints de quitter le territoire français.

Cette information a été révélée par le député français Belkhir Belhaddad, membre du groupe d’amitié algéro-française, dans une interview pour la station « France Info » le 7 avril 2025. L'élu d'origine algérienne a indiqué que l'Algérie a délivré 7 nouveaux laisser-passer pour des sans-papiers algériens en vue de leur retour au pays.

Un premier geste pour apaiser les tensions

Les laisser-passés consulaires sont des documents temporaires délivrés par les consulats pour permettre aux ressortissants étrangers d’être réadmis dans leur pays d’origine, en cas de difficulté à fournir un passeport valide. Ces documents jouent un rôle crucial dans la gestion des expulsions, surtout dans le cadre de relations diplomatiques tendues.

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Selon Belkhir Belhaddad, l’Algérie aurait repris l’accueil de ses ressortissants après plusieurs mois de suspension de cette procédure. « L’Algérie a accepté de reprendre la délivrance des laisser-passés consulaires, et sept cas ont été réglés à ce jour », a déclaré le député français. Il a ajouté que cette reprise fait suite à l’amélioration progressive des relations entre les deux pays, notamment après la visite du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, en Algérie, et à la conversation téléphonique entre les présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune.

Une reprise liée aux avancées diplomatiques

Le député a expliqué que la reprise de ce processus s’inscrivait dans une dynamique de résolution des tensions diplomatiques. En effet, le mois dernier, Belkhir Belhaddad avait précisé que la situation avait commencé à évoluer grâce à des échanges directs entre les présidents des deux pays. Selon lui, « la communication directe entre Tebboune et Macron a permis de mettre fin à une période de blocage », et la décision d’accepter les expulsions se serait accélérée après cette prise de contact, le 31 mars 2025.

Bien que sept dossiers aient été réglés, l’expulsion de dizaines d'autres ressortissants algériens reste un sujet sensible. Belkhir Belhaddad a souligné que l’Algérie avait refusé précédemment d’accepter les expulsions de 60 ressortissants algériens en raison d’un désaccord concernant l’application de certaines règles d'accords bilatéraux datant de 1994, comme la non-violation des droits fondamentaux des individus concernés.

Le député a précisé que l’Algérie a insisté sur le respect des procédures habituelles et n’a pas souhaité accepter de pression, ce qui avait conduit à la suspension de la délivrance des laisser-passés consulaires pendant plusieurs mois. Il a toutefois estimé que les récentes discussions avaient permis d’assouplir cette situation.

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Une étape vers une normalisation progressive

Si cette évolution marquait un premier pas vers une normalisation des relations, Belkhir Belhaddad a affirmé que les deux pays devraient encore « travailler sur la question de la sécurité et de l’immigration ». Cependant, il a insisté sur le fait que la diplomatie resterait « l’unique voie pour désamorcer définitivement ce type de crise ». Le député a ajouté : « La diplomatie est un art du possible, et nous progressons pas à pas. » Il considère que ce retour à la délivrance des laisser-passés consulaires serait une étape clé pour apaiser les relations et résoudre de manière plus fluide les problèmes liés à l’expulsion.

La reprise de la délivrance des laisser-passés consulaires entre la France et l’Algérie, révélée par Belkhir Belhaddad, semble marquer un tournant dans la gestion des tensions diplomatiques entre les deux pays. Si cette première étape se confirme, elle pourrait ouvrir la voie à une coopération plus harmonieuse, notamment en matière d’immigration et de sécurité. Toutefois, la situation reste à surveiller de près, car d’autres dossiers importants pourraient encore nécessiter des discussions entre les deux nations.


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