L’industrie algérienne a affiché une performance globalement positive en 2024, confirmant ainsi son rôle clé dans la relance économique du pays. Plusieurs secteurs ont contribué à cette dynamique, malgré des résultats contrastés selon les branches d’activité.
Selon les dernières données de l’Office National des Statistiques (ONS), la production industrielle algérienne a enregistré une croissance annuelle moyenne de +3,7 % en 2024. Cette tendance positive s’est accentuée en fin d’année, avec une hausse de +4,8 % au quatrième trimestre. Les secteurs non pétroliers ont été les principaux moteurs de cette expansion, affichant une croissance de +5,0 % sur l’année.
Plusieurs industries ont connu une nette amélioration de leur production. Le secteur des industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE) a notamment enregistré une croissance remarquable de +25,1% au quatrième trimestre, après des performances mitigées précédemment. Les mines et carrières (+14,9%) et les matériaux de construction (+15,5%) ont également affiché des résultats exceptionnels, reflétant une activité soutenue dans le BTP. Par ailleurs, le secteur de l’énergie a maintenu une croissance stable à +5,6%, proche de ses performances de 2023.
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Certaines branches industrielles ont toutefois subi des contractions. Le secteur des hydrocarbures a poursuivi son recul avec -1,4% au dernier trimestre, dans un contexte de fluctuations des cours mondiaux. Les industries alimentaires ont enregistré un net repli (-12,8%), marquant un contraste frappant avec leur croissance de l’année précédente. Enfin, les industries du bois et du papier ont continué leur léger déclin (-1,0%), bien qu’à un rythme moins prononcé.
Quelles perspectives pour l’industrie algérienne ?
L’analyse trimestrielle révèle que le quatrième trimestre a été particulièrement dynamique pour les ISMMEE et les mines, tandis que les hydrocarbures et l’agroalimentaire ont pénalisé la moyenne globale. Sur l’ensemble de l’année 2024, les matériaux de construction (+9,8%), les mines et carrières (+9,3%) et le textile (+15,8%) ont été les meilleurs performants. À l’inverse, les hydrocarbures (0,0%) et le bois/papier (-9,7%) ont affiché les résultats les plus faibles.
Ces chiffres confirment la résilience des industries manufacturières hors hydrocarbures, qui restent le principal levier de croissance. Pour pérenniser cette dynamique, les experts recommandent de renforcer les investissements dans les secteurs porteurs (BTP, énergie) tout en adressant les défis des branches en recul, notamment par une modernisation des outils de production et une meilleure intégration des chaînes d’approvisionnement.
La performance globale de l'industrie algérienne en 2024, bien que positive, reflète en réalité deux dynamiques contrastées : des secteurs traditionnels en perte de vitesse face à des filières émergentes plus dynamiques. Cette transition, si elle est correctement accompagnée par des politiques adaptées, pourrait marquer un tournant décisif dans la diversification de l'économie nationale.
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