L'Algérie, riche de ses ressources énergétiques, présente un revenu par habitant qui la situe dans une position intermédiaire au sein de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Cette situation reflète à la fois ses potentialités économiques et les défis structurels auxquels elle fait face.
Selon les données de la Banque Mondiale pour l’année fiscale 2026, relayées par le média, Aljazeera.net, l'Algérie appartient à la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur, avec un revenu national brut (RNB) par habitant estimé entre 4 496 et 13 935 dollars. Ce classement la place devant des pays comme le Maroc (3 540 dollars) ou la Tunisie (3 840 dollars), mais derrière les monarchies pétrolières du Golfe.
Les pays de la région MENA se répartissent en quatre groupes distincts. En bas de l'échelle, on trouve des États en crise comme le Yémen (620 dollars) et la Syrie (850 dollars). Viennent ensuite les économies à revenu intermédiaire inférieur, dont l'Égypte (3 080 dollars) et la Jordanie (4 120 dollars). Le peloton de tête est dominé par le Qatar (61 790 dollars) et les Émirats arabes unis (44 380 dollars).
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La méthode de calcul du revenu par habitant
Le Banque Mondial utilise la méthode Atlas pour calculer le revenu national brut (RNB) par habitant. Cette approche prend en compte non seulement le produit intérieur brut (PIB), mais aussi les revenus nets en provenance de l'étranger, comme les transferts des migrants ou les investissements directs étrangers.
L'indicateur est ajusté en fonction des taux d'inflation et des différences de coût de la vie entre les pays. Pour l'année fiscale 2026, s'étendant de juillet 2025 à juin 2026, les seuils de classification ont été fixés comme suit : moins de 1 135 dollars pour les pays à faible revenu, entre 1 136 et 4 495 dollars pour les revenus intermédiaires inférieurs, entre 4 496 et 13 935 dollars pour les revenus intermédiaires supérieurs, et au-delà pour les pays à haut revenu.
Les défis économiques de l'Algérie
Malgré ses importantes réserves d'hydrocarbures, l'Algérie peine à diversifier son économie. La chute des cours du pétrole en 2020-2021 a mis en lumière la vulnérabilité de son modèle économique. Le pays dépend à plus de 90% des recettes pétrolières pour ses exportations et à 60% pour son budget national.
Cette situation contraste avec celle des pays du Golfe qui ont mieux réussi leur diversification économique. À titre d'exemple, l'Arabie saoudite est parvenue à diminuer la contribution pétrolière dans son PIB sous la barre des 40% dans le cadre de sa stratégie Vision 2030.
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Pour sa part, l'Algérie possède des potentialités significatives pour rehausser son revenu par habitant. Le pays bénéficie en effet d'une position financière solide, caractérisée par des réserves de change excédant 60 milliards de dollars et un ratio d'endettement maîtrisé (45% du PIB), lui offrant ainsi une capacité d'action économique substantielle.
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— الجزيرة نت | اقتصاد (@AJAeconomy) July 15, 2025
