Le Québec annonce une baisse de ses seuils d’immigration pour 2026

Le gouvernement du Québec a annoncé une révision à la baisse de ses seuils d’immigration pour 2026, marquant un changement dans sa politique d’accueil des nouveaux arrivants. Cette décision intervient dans le cadre de la planification de l’immigration 2026-2029, présentée le 6 novembre 2025, et s'inscrit dans l’objectif de mieux gérer les pressions exercées sur les services publics, le logement et l'intégration des immigrants.

Le Québec prévoit une réduction importante du nombre d’admissions permanentes pour 2026 par rapport aux années précédentes. Dans un document présentant ses orientations définitives, le gouvernement a opté pour un seuil annuel de 45'000 admissions, soit une baisse de 25 % par rapport aux 60'000 admissions de 2025. Cette réduction touche toutes les catégories d’immigration, y compris le regroupement familial, l’immigration économique et les réfugiés.

Ainsi, entre 2026 et 2029, le gouvernement prévoit d’admettre un maximum de 10'000 personnes par an dans le cadre du regroupement familial, 28'800 personnes dans le cadre de l’immigration économique et 5750 réfugiés chaque année. Le reste des admissions concernera des situations humanitaires et autres cas spécifiques.

Immigration Sans-papiers en Belgique : voici le nombre d’Algériens expulsés en 2026

Les objectifs de l'immigration économique

Le gouvernement met l'accent sur l'immigration économique, une priorité pour répondre aux besoins croissants en main-d'œuvre. Sur les 45'000 admissions permanentes prévues chaque année, 64 % seront réservées aux personnes sélectionnées dans le cadre de l’immigration économique. Cela inclut les travailleurs qualifiés, les entrepreneurs et les investisseurs. Cette orientation s'inscrit dans une volonté de mieux répondre aux défis économiques de la province, tout en réduisant les pressions sur les infrastructures publiques.

Le ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l’Intégration a précisé que cette réduction des admissions vise à mieux aligner les capacités d’accueil du Québec avec les besoins du marché du travail, tout en permettant une meilleure intégration des immigrants.

Immigration temporaire : des seuils également ajustés

Concernant l'immigration temporaire, le Québec a également annoncé une réduction des seuils pour les résidents temporaires. Le gouvernement prévoit d’accueillir jusqu’à 175'000 résidents temporaires d’ici 2029, dont 65'000 titulaires de permis de travail et 110'000 étudiants étrangers. En 2026, le Québec délivrera environ 175'500 permis temporaires, ce qui représente une baisse par rapport aux années précédentes, où les chiffres dépassaient les 200'000.

Cette réduction des permis temporaires s’accompagne de la demande faite par le Québec auprès du gouvernement fédéral de limiter la délivrance des permis temporaires relevant uniquement de sa compétence, notamment dans le cadre du Programme de mobilité internationale.

Immigration Consulat d’Algérie à Paris : voici comment renouveler votre passeport en ligne

Suppression du Programme de l’expérience québécoise (PEQ)

Un autre aspect notable de la planification d'immigration 2026-2029 est la suppression du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), qui sera abrogé à compter du 19 novembre 2025. Ce programme, qui permettait aux travailleurs temporaires et aux diplômés du Québec d'obtenir plus facilement la résidence permanente, a été gelé depuis juin 2025. Désormais, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) deviendra la principale voie d’accès à la résidence permanente.

Le gouvernement du Québec justifie cette décision par la volonté de sélectionner de manière plus rigoureuse les immigrants afin de mieux répondre aux besoins spécifiques du marché du travail et d’assurer une intégration réussie des nouveaux arrivants.

Une approche plus sélective et ciblée

La réduction des seuils d’immigration s’accompagne d’une approche plus sélective en matière de francisation et d’intégration. Le gouvernement souhaite que plus de 77 % des immigrants permanents maîtrisent le français, une priorité pour assurer leur intégration réussie dans la société québécoise. Une exigence de niveau 4 à l’oral sera imposée à toute personne ayant accumulé trois ans de travail dans la province pour obtenir ou renouveler leur Certificat d'acceptation du Québec (CAQ).

Le gouvernement met également l'accent sur l'immigration en région, en particulier dans les zones moins peuplées du Québec, afin de répartir plus équitablement les arrivées sur le territoire.

Immigration Visa étudiant : ce pays Schengen impose de nouvelles conditions


Vous aimez cet article ? Partagez !