L’Algérie s’apprête à mettre en œuvre, dès janvier 2026, une amnistie fiscale élargie destinée à encourager les contribuables à régulariser leur situation auprès de l’administration. Cette mesure, inscrite dans le projet de loi de finances 2026, prévoit des conditions plus souples et un taux d’imposition réduit afin de faciliter la déclaration volontaire des activités non conformes. Le dispositif s’adresse aux commerçants, entrepreneurs et particuliers souhaitant se mettre en règle tout en bénéficiant d’avantages fiscaux.
L’amnistie fiscale figure dans la modification de l’article 89 du projet de loi de finances 2026, actuellement examiné par la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN). Selon Echorouk, le texte prévoit une réduction du taux d’imposition de 10 % à 8 % pour les personnes et entreprises qui régularisent leur situation avant le 31 décembre 2026.
Cette révision vise à encourager la régularisation volontaire des contribuables et à faciliter leur retour dans le cadre légal. En contrepartie, l’État espère augmenter ses recettes fiscales internes, tout en réduisant la dépendance à d’autres sources de revenus.
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Un dispositif pour encourager la conformité fiscale
Selon les explications du ministre des Finances et les discussions parlementaires, cette réforme cherche à simplifier les démarches pour les opérateurs économiques et à leur offrir un cadre clair pour se mettre en conformité. Les contribuables concernés pourront ainsi déclarer leurs revenus réels et payer un taux fixe de 8 %, sans risquer de poursuites antérieures.
La commission parlementaire estime que ce taux réduit représente un équilibre incitatif, capable d’encourager la régularisation sans compromettre les ressources de l’État algérien. Certains députés avaient proposé un abaissement supplémentaire à 5 ou 6 %, mais cette option n’a pas été retenue.
Un débat centré sur le pouvoir d’achat et la transparence
Le président de la Commission des finances, Mohamed Ben Hachem, a indiqué que 77 amendements ont été examinés, dont 12 ont été retenus pour étude plus approfondie. Les discussions ont notamment porté sur la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des citoyens et de maintenir les équilibres financiers du pays.
La séance plénière prévue le 18 novembre 2025 sera décisive pour valider ces amendements. Le gouvernement algérien souhaite que cette mesure devienne un outil concret de réconciliation fiscale, favorisant la coopération entre l’administration et les contribuables.
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Vers une économie plus transparente
L’élargissement du dispositif d’amnistie fiscale vise également à réduire le poids du secteur informel en Algérie, qui représente une part importante de l’économie nationale. En incitant les acteurs économiques à régulariser leur situation, le gouvernement espère assainir le climat des affaires et améliorer la traçabilité des transactions.
Ce programme s’inscrit dans un effort plus large de modernisation du système fiscal algérien et de renforcement de la transparence budgétaire. Il s’agit d’un pas important vers une économie plus structurée, où la conformité fiscale devient une norme plutôt qu’une exception.
