Le gouvernement du Québec a annoncé la fin d'un programme d'immigration largement utilisé, notamment par les Algériens. Cette décision survient après plusieurs mois de débats politiques et marquera un tournant dans les politiques d'immigration de la province. Le programme concerné, qui a facilité l’accès à la résidence permanente pour de nombreux immigrants, ne sera plus disponible. Cette réforme affecte en particulier les travailleurs temporaires et les étudiants étrangers déjà présents au Québec.
Ce mercredi 19 novembre 2025 marque la fin effective du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), qui constituait une voie d'immigration privilégiée par de nombreux ressortissants étrangers, dont les Algériens. Cette décision entraîne une modification substantielle des conditions d'accès à la résidence permanente pour la province.
Le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration (MIFI) a confirmé que le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) devient désormais la principale voie d'accès pour les candidats à l'immigration permanente. Cette restructuration affecte directement le parcours des travailleurs temporaires et des étudiants étrangers, qui devront désormais se conformer aux exigences du PSTQ.
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Le PEQ : une voie rapide vers la résidence permanente
Le PEQ a longtemps été une option privilégiée pour les travailleurs et étudiants étrangers, notamment ceux en provenance de pays francophones comme l’Algérie. Ce programme offrait une voie rapide vers le Certificat de sélection du Québec (CSQ) et la résidence permanente, sans plafond ni quota d'admissions. Pour les Algériens vivant déjà au Québec, le PEQ représentait un moyen direct et efficace d’obtenir la résidence permanente, souvent après avoir complété leurs études ou travaillé temporairement dans la province.
Cependant, le gouvernement du Québec a décidé de mettre fin à ce programme, le jugeant trop souple et pas suffisamment aligné avec les besoins économiques actuels de la province. À partir du 19 novembre 2025, tous les nouveaux candidats devront passer par le PSTQ, un système qui repose sur un score attribué en fonction de plusieurs critères tels que l’âge, les qualifications, l’expérience de travail, et la maîtrise du français.
Le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ)
Le PSTQ, désormais le seul moyen d’accéder à la résidence permanente au Québec, fonctionne via un portail en ligne, Arrima. Les candidats doivent y soumettre une déclaration d’intérêt, et ceux qui remplissent les critères nécessaires sont invités à postuler pour la résidence permanente. Ce système repose sur une gestion plus stricte et transparente, ce qui permet au gouvernement de mieux répondre aux besoins spécifiques du marché du travail québécois.
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Pour les Algériens, cela signifie une adaptation importante, car le processus de sélection sera plus long et plus compétitif. Le PEQ, avec sa voie rapide, est remplacé par un système où l’admission dépend de plusieurs facteurs, notamment des invitations envoyées par le MIFI à des intervalles réguliers en fonction des besoins du marché du travail.
Les conséquences pour les immigrants algériens
Pour les Algériens déjà présents au Québec, il n’y a pas de changement immédiat. Les demandes de sélection permanente déjà soumises dans le cadre du PEQ continueront d’être traitées selon le processus habituel. Toutefois, pour les futurs candidats, l’abandon du PEQ représente une transformation importante du parcours d’immigration. Ceux qui envisagent de s’installer au Québec devront désormais naviguer dans un système plus complexe et basé sur des critères de sélection stricts.
Cette modification pourrait également avoir un impact sur les employeurs qui recrutaient des travailleurs temporaires étrangers. Avec la fin du PEQ, ceux-ci devront désormais s’adapter aux exigences du PSTQ et prévoir une planification plus anticipée pour répondre à leurs besoins en main-d'œuvre.