Titre de séjour perdu : une mère bloquée 5 mois en Algérie avec ses enfants

Une ressortissante algérienne installée en France s’est retrouvée bloquée en Algérie pendant plusieurs mois après avoir perdu son titre de séjour. Partie en vacances avec ses enfants, elle n’a pas pu rentrer comme prévu, ce qui a entraîné une interruption de leur scolarité et de leur suivi médical.

Samia, ressortissante algérienne, vit en France avec un certificat de résidence valable dix ans. Lors d’un séjour en Algérie chez ses parents durant l’été 2025, elle a égaré son titre de séjour. Sans ce document, il lui était impossible de revenir en France sans passer par une procédure spécifique.

Elle a rapidement signalé la perte aux services de police algériens. Dans le même temps, elle a déposé une demande de visa de retour auprès des autorités consulaires françaises. Cette démarche est nécessaire dans ce type de situation pour pouvoir regagner le territoire français. “Sans mon titre de séjour, je ne pouvais plus revenir en France sans visa”, explique Samia à Ouest France.

Immigration Sans-papiers en Belgique : voici le nombre d’Algériens expulsés en 2026

Au fil des semaines, l’absence de réponse a commencé à compliquer son retour. À l’approche de la rentrée scolaire, sa demande n’avait toujours pas abouti.

Une attente prolongée sans réponse immédiate

En septembre, Samia a repris contact avec les services consulaires pour signaler l’urgence de sa situation. Ses enfants devaient reprendre l’école en France, mais aucun document ne lui permettait de voyager. Les autorités consulaires lui ont indiqué que son dossier dépendait d’une vérification administrative en France. Cette étape consiste à confirmer auprès de la préfecture qu’elle dispose toujours d’un droit de séjour valide.

“Les autorités consulaires m’ont indiqué qu’elles attendaient que la préfecture confirme que je disposais bien d’un droit de séjour en France”, précise Samia. Sans cette confirmation, le visa de retour ne pouvait pas être délivré. L’absence de réponse de la préfecture a entraîné une attente qui s’est prolongée pendant plusieurs mois.

Des conséquences concrètes pour les enfants

Pendant toute cette période, Samia et ses trois enfants sont restés en Algérie. Les enfants, tous atteints de troubles du spectre autistique, suivent habituellement un accompagnement en France, à la fois scolaire et médical.

Immigration Consulat d’Algérie à Paris : voici comment renouveler votre passeport en ligne

L’impossibilité de rentrer a interrompu leur quotidien. Ils n’ont pas pu faire leur rentrée scolaire et ont été privés de leur suivi habituel. Cette interruption a duré tout le temps nécessaire au traitement du dossier administratif. Samia a insisté sur les difficultés rencontrées dans la gestion de cette situation, notamment en raison des besoins spécifiques de ses enfants.

L’intervention du Défenseur des droits

Face à l’absence de réponse, elle a décidé de saisir le Défenseur des droits. Cette institution indépendante intervient dans les situations où des usagers rencontrent des difficultés avec les services publics. Le Défenseur des droits a pris contact avec la préfecture afin d’obtenir une clarification sur la situation administrative de Samia. Il a également attiré l’attention sur la durée du traitement, qui dépassait cinq mois.

Après cette intervention, la préfecture a confirmé que Samia disposait bien d’un droit de séjour en France. Cette étape a permis de débloquer la procédure. Une fois la confirmation obtenue, les autorités consulaires françaises ont délivré un visa de long séjour de retour. Ce document a permis à Samia et à ses enfants de quitter l’Algérie et de rentrer en France.

“Mes enfants ont finalement pu retourner à l’école !”, indique-t-elle. Le retour a mis fin à plusieurs mois d’attente liés à la perte du titre de séjour et aux démarches nécessaires pour obtenir un nouveau document de voyage.

Immigration Visa étudiant : ce pays Schengen impose de nouvelles conditions


Vous aimez cet article ? Partagez !