L’Algérie mettra bientôt en service une plateforme numérique permettant l’authentification des documents destinés à l’étranger. Cette mesure vise à simplifier les démarches administratives pour les citoyens résidant hors du pays.
Le secrétaire d’État chargé de la communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, a tenu ce mercredi 8 avril 2026 une session de travail avec la ministre de la transformation numérique, Mariem Ben Mouloud, en présence de cadres des deux secteurs, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. La réunion avait pour objectif de faire le point sur l’avancement des projets numériques liés aux services consulaires pour les Algériens vivant à l’étranger.
Au cours de cette rencontre, les participants ont souligné les progrès réalisés dans la modernisation des services consulaires et réaffirmé la nécessité de poursuivre les efforts pour garantir des procédures administratives plus accessibles et fiables. L’accent a été mis sur la qualité des services et la rapidité des traitements pour les citoyens résidant hors d’Algérie.
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Lancement imminent de la plateforme Apostille
L’un des points principaux abordés concernait le lancement de la plateforme numérique Apostille, prévue pour le 9 juillet 2026. Ce service permettra de certifier en ligne les documents officiels destinés à un usage international, conformément aux dispositions de la Convention de La Haye du 5 octobre 1961, que l’Algérie a ratifiée le 5 novembre 2025.
La plateforme a été développée par la Direction de la numérisation et offrira aux citoyens un accès direct à l’authentification des documents publics. Jusqu’à présent, cette procédure nécessitait le passage par plusieurs administrations pour obtenir une légalisation, rendant le processus long et complexe. La mise en ligne de ce service réduit les démarches à une simple délivrance d’Apostille par l’autorité compétente.
Une simplification des démarches pour les actes publics
L’Apostille est un certificat unique attestant que la signature, le sceau ou la qualité du signataire d’un document officiel est authentique. Les documents concernés comprennent les actes notariés, documents administratifs, certificats délivrés par le ministère public ou les greffiers, et certaines déclarations officielles.
Grâce à cette mesure, les actes publics établis en Algérie pourront être produits directement dans les autres États signataires de la Convention, sans formalités supplémentaires. Selon le site de la HCCH, plus de 1 225 pays et territoires appliquent cette convention, avec plusieurs millions d’Apostilles émises chaque année. Cette procédure vise à réduire le temps et le coût des démarches pour les étudiants, les professionnels et toute personne souhaitant faire reconnaître ses documents à l’étranger.
Intégration dans la stratégie nationale de transformation numérique
Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique 2025-2030, qui prévoit la modernisation progressive des services administratifs et consulaires. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que plusieurs autres ateliers numériques sont en cours pour améliorer la qualité et la rapidité des services à distance.
La simplification de l’authentification des documents s’accompagne d’une volonté d’alléger les procédures bureaucratiques, permettant aux citoyens de gagner du temps et de limiter les déplacements physiques. Le programme Apostille électronique (e-APP), déjà utilisé à l’international depuis 2006, sera intégré pour assurer la vérification et l’émission électroniques des certificats. L’ensemble de ces mesures marque une avancée notable dans la gestion administrative et la numérisation des services consulaires algériens.
