Les violences survenues en France en marge de la mobilisation du 17 octobre 2026 suscitent de nouvelles réactions politiques. Bruno Retailleau réclame un renforcement des sanctions contre les auteurs de pillages et d’agressions visant les forces de l’ordre. Le président des Républicains a présenté plusieurs propositions, dont une mesure concernant les personnes possédant la double nationalité.
Bruno Retailleau, président des Républicains (LR) et candidat à l’élection présidentielle de 2027, a proposé la déchéance de nationalité française pour les binationaux auteurs de pillages ou de violences contre les forces de l’ordre.
L’ancien ministre de l’Intérieur a présenté cette mesure lors d’une conférence de presse organisée lundi 19 octobre 2026, au siège de son parti, après les violences survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre.
« Quand on a des binationaux qui pillent, qui sont des violents, qui agressent les gendarmes ou des policiers, quand on est un binational, on doit pouvoir être déchu de la nationalité française », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés par Franceinfo.
Le président des Républicains souhaite ainsi que les personnes possédant la nationalité française et celle d’un autre pays puissent perdre leur nationalité française lorsqu’elles commettent les actes de violence qu’il dénonce.
Immigration et violences : les déclarations du président des Républicains
Lors de son intervention, Bruno Retailleau a également établi un lien entre les violences récentes et l’immigration. Il a notamment évoqué les difficultés d’intégration et d’assimilation d’une partie des personnes issues de l’immigration.
« Ce constat nous oblige à regarder en face l’échec de l’assimilation d’une partie des personnes issues de l’immigration », a-t-il affirmé. L’ancien ministre a également dénoncé « une convergence entre l’extrême gauche et aussi des racailles », qu’il a décrites comme des délinquants venant des banlieues.
Violences du 17 octobre : Bruno Retailleau, candidat à LR à l'élection présidentielle réclame la mise en place de l'état d'urgence et demande à faire entrer dans la loi la possibilité "de déchéance de nationalité française quand on a des binationaux" responsables de violences https://t.co/m4wcobgOzu
— LCI (@LCI) October 19, 2026
Immigration Titre de séjour en France : la préfecture change les démarches pour certains étrangers
Pour appuyer ses déclarations, il a fait référence aux premiers éléments recueillis lors des interpellations effectuées après les violences. « Oui, il y a un lien entre une immigration massive qui crée des désordres sécuritaires et ce qu’il s’est passé dimanche. Oui, je le dis, je l’affirme », a déclaré Bruno Retailleau.
Le président des Républicains a également réclamé « une très grande fermeté sur l’accueil et le séjour en France », dans le cadre des mesures qu’il souhaite mettre en œuvre.
État d’urgence, loi anti-casseurs et majorité pénale à 15 ans
Outre la déchéance de nationalité, Bruno Retailleau demande au président Emmanuel Macron de déclarer l’état d’urgence pour répondre aux violences survenues en France.
L’ancien ministre de l’Intérieur estime que les couvre-feux annoncés par le gouvernement sont insuffisants. Il réclame des mesures supplémentaires pour rétablir l’ordre et renforcer les moyens d’intervention des autorités.
Le candidat des Républicains préconise également l’adoption d’une loi anti-casseurs, destinée à renforcer les sanctions contre les personnes responsables de destructions, de pillages et d’agressions. Il propose par ailleurs d’abaisser à 15 ans la majorité pénale pour les mineurs, dans les affaires concernant les crimes et les délits les plus graves.
Lors de sa conférence de presse, Bruno Retailleau a également employé le terme de « décivilisation » pour qualifier les pillages. Il a évoqué une « barbarie » à laquelle il faudrait, selon lui, opposer la force de l’État et le modèle culturel français.
