La Grèce durcit encore sa politique migratoire. Le ministre grec des Migrations et de l’Asile, Thanos Plevris, a ordonné un réexamen du statut de séjour légal de plusieurs étrangers accusés d’infractions pénales considérées comme une menace pour la sécurité publique.
Le ministère grec des Migrations et de l’Asile a confirmé que les services compétents avaient reçu pour instruction d’étudier la possibilité de révoquer certains titres de séjour délivrés à des ressortissants étrangers impliqués dans des affaires pénales sensibles. Les autorités grecques précisent toutefois qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle mesure exceptionnelle, mais d’un mécanisme déjà prévu dans le cadre juridique existant.
La Grèce examine plusieurs cas d’étrangers
Parmi les dossiers actuellement étudiés figure celui d’un homme de 27 ans d’origine égyptienne. Selon les autorités grecques, ce dernier est accusé d’avoir effectué des gestes obscènes envers quatre mineurs sur l’île de Symi, située dans le Dodécanèse.
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Une autre affaire concerne un coursier pakistanais soupçonné d’avoir agressé plusieurs femmes dans le quartier de Kifissia, au nord d’Athènes. D’après les enquêteurs, l’homme circulait à moto avant de jeter des pierres sur ses victimes puis de prendre la fuite.
Les attaques ont provoqué plusieurs blessures. Une femme aurait notamment été gravement touchée au visage et à la mâchoire. Les autorités judiciaires grecques ont ouvert des enquêtes distinctes dans ces affaires.
Le ministère indique que les services administratifs doivent désormais déterminer si les faits reprochés sont suffisants pour engager une procédure de retrait du permis de séjour des personnes concernées.
Une remise en cause du droit au séjour
Le gouvernement grec considère que certaines infractions peuvent justifier une remise en cause du droit au séjour. Dans les cas jugés graves, une procédure pénale peut ainsi entraîner des conséquences administratives liées au statut migratoire.
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Les autorités expliquent que le réexamen d’un titre de séjour peut intervenir lorsqu’un ressortissant étranger est considéré comme une menace pour l’ordre public ou la sécurité nationale. La décision finale dépend toutefois de plusieurs critères, notamment du statut juridique du prévenu, de la gravité des accusations et des conclusions des services compétents.
Cette orientation politique s’inscrit dans une ligne plus ferme défendue depuis plusieurs années par Thanos Plevris. Avant d’intégrer le parti Nouvelle Démocratie, le ministre avait débuté sa carrière politique au sein du parti de droite populiste LAOS.
Ses prises de position sur les questions migratoires ont souvent provoqué des critiques en Grèce, notamment de la part des organisations de défense des droits humains et des partis d’opposition. Plusieurs médias grecs rappellent régulièrement ses déclarations passées en faveur d’un contrôle plus strict des frontières et d’une politique migratoire plus restrictive.
Une mesure qui relance le débat politique en Grèce
La décision du ministère grec des Migrations relance désormais le débat sur les limites entre sécurité publique et politique migratoire. Pour le gouvernement, l’objectif affiché est de préserver l’ordre public et de garantir la sécurité des habitants.
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Les partisans de cette ligne estiment qu’un permis de séjour ne doit pas être considéré comme une garantie permanente lorsqu’une personne est impliquée dans des faits pénalement répréhensibles. Selon eux, l’État doit pouvoir réexaminer le droit au séjour lorsque des comportements représentent un danger pour la société.
À l’inverse, plusieurs voix dénoncent le risque d’une instrumentalisation politique de certaines affaires pénales liées à des étrangers. Des organisations de défense des droits humains craignent notamment que la pression sécuritaire ne conduise à des décisions administratives prises sous l’effet de l’émotion ou de la médiatisation de certains dossiers.
Le gouvernement grec insiste toutefois sur le fait que chaque situation sera étudiée individuellement et dans le respect des procédures légales prévues par le droit grec.
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