Dix-sept personnes comparaissent devant le tribunal de Dar El Beïda pour des faits de corruption liés à l'octroi de licences d'importation. Parmi elles, une ancienne secrétaire du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations est accusée d'avoir organisé un système de monnayage des autorisations administratives.
Le parquet de Dar El Beïda a requis des peines d'emprisonnement ferme à l'encontre des dix-sept prévenus lors de l'audience de ce dimanche 7 juin 2026. Les sanctions demandées varient entre quatre ans et sept ans de prison selon le degré d'implication de chaque accusé.
La peine la plus lourde, sept ans de prison ferme, a été requise contre l'ancienne fonctionnaire du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations. Cette secrétaire occupait un poste au sein du cabinet ministériel, ce qui lui donnait un accès direct aux dossiers d'importation déposés par les opérateurs économiques.
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Neuf agents publics et huit opérateurs économiques jugés à Dar El Beïda
L'affaire oppose neuf agents publics et huit opérateurs économiques privés. L'enquête a été ouverte le 8 septembre 2025 après un signalement transmis par les services de recherche et d'investigation de la Gendarmerie nationale algérienne, rapporte El Watan.
Les investigations ont révélé l'existence d'un réseau structuré. Les agents publics impliqués proviennent de différents services du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations. Les opérateurs économiques poursuivis sont des chefs d'entreprise ayant sollicité et obtenu des autorisations d'importation par des moyens non conformes à la réglementation.
Des commissions atteignant 25 millions de centimes par intervention
Le mécanisme de corruption reposait sur l'apposition de visas sur les tableaux prévisionnels d'importation. La secrétaire utilisait sa position pour valider ces documents administratifs en échange d'avantages financiers.
Les commissions perçues par la fonctionnaire pour chaque intervention pouvaient atteindre 25 millions de centimes, soit 250 000 dinars algériens. Ce système a permis à plusieurs opérateurs économiques d'obtenir des licences d'importation sans remplir les conditions réglementaires requises.
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Les personnes jugées sont poursuivies pour abus de fonction, trafic d'influence, sollicitation et acceptation d'avantages indus. Ces qualifications sont prévues par la législation algérienne relative à la prévention et à la lutte contre la corruption.
