Le cours du Brent (référence pour le pétrole algérien) a enregistré ce jeudi 30 avril une hausse pour le deuxième jour consécutif. Il s'affichait à 25.33 dollars le baril en début d'après-midi de ce jeudi, contre 22.69 dollars en clôture la veille. Le WTI américain retrouve un peu de couleurs avec 17.62 dollars le baril.

Cette hausse s'explique par la politique de déconfinement discutée et mise en oeuvre dans différents pays du monde. Cela fait grimper les espoirs d'une reprise de la demande de pétrole sur le marché mondial. Cela dit, le débat sur la fin du confinement, notamment dans les pays européens les plus touchés par le coronavirus, n'a pas encore donné des résultats probants. Des résultats pouvant montrer des perspectives rassurantes pour l'humanité.

Selon des analystes et autres experts, cette hausse s'explique également par l'augmentation des réserves américaines en pétrole. En fait, c'est une augmentation moins importante que celle des prévisions. En effet, il était question que les réserves augmentent de près de 12 millions de barils, alors que la hausse n'a été que de 9 millions de barils. C'est ce qui explique d'ailleurs que le prix du West Texas Intermediate (WTI) soit le plus vigoureux dans la hausse, avec près de 13%.

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L'instabilité des prix du pétrole risque de se poursuivre

Il faut dire que cette instabilité dans les cours de l'or noir n'est pas encore près de disparaître. Des experts avertissent qu'une volatilité encore plus importante serait toujours probable. Ce qu'il faut comprendre, c'est que les prix du pétrole sont susceptibles d'enregistrer de nouvelles hausses autant que de nouvelles baisses, tant les sources de cette instabilité sont multiples.

Ces mêmes sources sont étroitement liées, par exemple, à l'évolution de la pandémie de Covid-19, les troubles et autres incertitudes dans des pays producteurs, notamment ceux de l'OPEP, comme la Libye, le Nigeria et l'Iran, le sort que sera réservé à la guerre des prix entre la Russie et l'Arabie saoudite, mais aussi la stratégie du président américain Donald Trump pour gagner l'élection présidentielle de novembre prochain, sachant qu'il compte beaucoup sur le soutien des producteurs texans de pétrole, les plus gravement touchés par la récente chute vertigineuse des cours.