Les envois d'argent de la diaspora algérienne vers le pays ont connu une hausse sensible en 2021 par rapport aux chiffres de 2020, selon les statistiques de la Banque mondiale. La dernière édition de la note d'information de la BM sur les migrations et le développement indiquent que les envois de fonds officiellement enregistrés vers l'Algérie ont atteint 1,8 milliard de dollars en 2021, contre 1,6 milliard de dollars en 2020.

Ainsi, selon cette note de la banque Mondiale, les remises migratoires ont considérablement augmenté en au Moyen-Orient et Afrique du Nord. Elles ont atteint 7,6 % par rapport à l'année précédente. À destination de l'Afrique, ces transferts se sont établis à 95 milliards de dollars. L'Afrique du Nord a drainé 46 milliards de dollars, alors que les d'Afrique subsaharienne ont eu droit à 49 milliards de dollars.

Dans le top 10 des pays africains (Afrique du Nord et Afrique subsaharienne), l'Égypte arrive en pole position. Il est le premier pays bénéficiaire de cette manne financière, avec un montant record de 31,5 milliards de dollars. Le Nigeria arrive derrière l'Égypte. Le pays le plus peuplé d'Afrique (plus de 206 millions d'habitants, selon la BM) a vu les transferts de sa forte diaspora atteindre 19,2 milliards de dollars. Quant au Maroc, il arrive à la 3e place, avec des transferts atteignant 10,4 milliards de dollars en 2021.

Top 10 des pays africains bénéficiaires des transferts de fonds à partir de l'étranger

  1. Égypte - 31,5 Mds USD
  2. Nigeria - 19,2 Mds USD
  3. Maroc - 10,4 Mds USD
  4. Ghana - 3,7 Mds USB
  5. Kenya - 4,5 Mds USD
  6. Sénégal - 2,7 Mds USD
  7. Tunisie - 2,2 Mds USD
  8. Zimbabwe - 2 Mds USD
  9. Algérie - 1,8 Mds USD
  10. RD Congo - 1,3 Mds USD

Il faut signaler que ces chiffres concernent seulement l'argent transféré par le circuit officiel. En réalité, le niveau des transferts de fonds des émigrés vers l'Algérie est beaucoup plus important que celui capté par les statistiques de la Banque mondiale (source). Le circuit informel, sur lequel repose une grande partie de l'économie algérienne, demeure un canal d'exécution privilégié pour l'envoi des fonds, malgré l'amélioration des services financiers offerts par les banques.