C'est le premier « ordre de tuer », connu à ce jour, que les autorités françaises ont délivré en pleine guerre d'Algérie. C'était en juin 1957 à Oujda, dans l'Est marocain. Le docteur Louis Tonellot, visé par un attentat à la bombe, aurait pu y laisser sa peau ou même perdre sa femme et ses trois enfants.

En cette soirée d'été, le Dr Tonellot était encore à son bureau, à l'hôpital, situé juste en face de son domicile. Ses deux garçons dormaient dans leur chambre alors que la petite, âgée de six ans, dormait dans la chambre parentale en compagnie de sa maman. Quand la bombe, deux kilos d'explosif plastique, a explosé sur la terrasse des parents. Si les deux garçons étaient indemnes, l'épouse et la fille du Dr Louis Tonellot ont été blessées par des éclats.

Si l'engin n'a pas fait de gros dégâts, c'est parce qu'il a été mal orienté, selon les enquêteurs de l'époque. Mais ce qui est sûr, c'est que l'engin visait à tuer. Louis Tonellot est resté dans l'ignorance des auteurs et des commanditaires de cet attentat jusqu'à son décès en 1996 à Montpellier, mais à aucun moment, il n'avait cru en la responsabilité unique de ce Marocain appréhendé à l'époque.

Des archives déclassifiées révèlent tout :