Visiblement, ce sont toutes ces activités que les autorités françaises ont donné l'ordre de tuer le Dr Louis Tonellot. Mais l'attentat de juin 1957 sur la terrasse du médecin n'a pas changé son engagement d'un iota, continuant à faire soigner les maquisards algériens, comme le stipulent les différentes notes de renseignements envoyées, y compris en 1958. La France a tenté de trouver des moyens juridiques pour arrêter ces activités, mais n'en a pas trouvé.
« Aucune poursuite ne semble actuellement possible au Maroc, à l'encontre des individus apportant leur aide à la rébellion algérienne avec l'accord tacite du gouvernement marocain », regrette un diplomate dans un autre document secret. Pour lui, « la seule solution propre à stopper cette activité anti-française réside dans un renforcement des mesures de surveillance de la frontière algéro-marocaine ». Et les dirigeants français de l'époque avaient, en fait, trouvé une autre solution : celle d'éliminer le docteur Louis Tonellot.
