780 bovins sont bloqués depuis plus de deux semaines en Algérie et ils vont être rapatriés vers la France, le pays d’où ils sont importés. C’est ce que rapporte, ce mercredi 21 septembre, l’agence AFP en précisant que la décision de rapatrier ces bovins est liée à des raisons sanitaires.

Après une année de suspension en raison de la crise sanitaire, l’Algérie a décidé de rouvrir l’importation de bovins en janvier 2022. La décision des autorités algériennes a été accueillie avec joie par les professionnels de la filière bovine en France, d’autant plus que la majorité des importations algériennes se fait depuis ce pays. Toutefois, les autorités algériennes ont mis en place des conditions draconiennes sur le plan sanitaire en matière d’importation de bovins.

C’est d’ailleurs pour cette raison que 780 taurillons importés récemment de France ne sont pas autorisés à être débarqués du port d’Alger, pour motif sanitaire. Partis le 3 septembre du port de Sète, les 780 bovins sont bloqués au port d’Alger depuis plus de deux semaines, "après un imbroglio sur le statut sanitaire de trois animaux", rapporte l’AFP. Ces taurillons vont être rapatriés et abattus en France, précise la même source.

Les responsables en Algérie soupçonnent les bovins d’être porteurs d’un virus

Le ministère français de l’Agriculture explique, dans un communiqué publié ce mercredi 21 septembre, que ces bovins ont été  "interdits de débarquer" en Algérie, en raison d’une "difficulté d’interprétation" sur le statut sanitaire de trois taurillons. Ces taurillons avaient été vaccinés contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR). "Or des documents joints à leur certificat export portaient la mention "IBR positif", laissant croire à tort qu’ils étaient porteurs du virus", précise la même source.

À lire aussi :  Le dinar algérien va encore être réapprécié, selon Tebboune

"Il n’y a pas eu de manquement des autorités françaises sur le certificat export", assure le ministère français. En dépit de ces explications, l’Algérie a refusé l’entrée sur son territoire de la totalité des bovins et la France a décidé de les faire rapatrier et ensuite les abattre. Le retour du bateau du port d’Alger devrait s’opérer "d’ici la fin de la semaine". Les 780 bovins ne seront "pas remis dans le circuit de consommation humaine" une fois abattus, précise le ministère français.