Prix du pétrole : le grand plongeant, plus de 5 % de perte en 24 heures

Après plusieurs jours de hausse, les prix du pétrole se sont effondrés, jeudi 5 octobre. Ils sont passés en dessous de la barre des 90 dollars pour la première fois depuis plus d'un mois. Ces prix ont été durement impactés par le recul de la demande mais également par l'augmentation considérable des stocks d'essence aux Etats-Unis.

Au vendredi 6 octobre, le baril de Brent est cédé à 83,25 USD et le brut américain West Texas Intermediate à 82,21 USD. Le baril du pétrole perd ainsi plus de 5 % de sa valeur en moins de 24 heures. C'est une chute vertigineuse et inattendue dans un contexte de recul de l'offre.

cours brent boursorama 6 septembre-6 octobre 2023
Cours du baril de Brent (xBRN) sur 1 mois. Données : Boursorama, 6 octobre 2023

Elle est due à "la faiblesse des données" hebdomadaires de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) sur la demande d'essence aux Etats-Unis publiées mercredi, explique Stephen Innes, analyste pour SPI AM. En effet, le rapport de l'EIA a fait ressortir le plus faible volume de livraisons d'essence aux Etats-Unis depuis 25 ans pour cette période de l'année. Les stocks d'essence ont ainsi progressé de 6,5 millions de barils durant la semaine achevée le 29 septembre.

Économie L'Algérie signe un contrat historique pour son projet solaire

Prix du pétrole : Les pays importateurs ne s'inquiètent plus de la baisse de production décidée par l'OPEP+

"L'accumulation des stocks d'essence s'est répercutée sur les marchés du brut, dans un contexte d'inquiétude quant à une éventuelle récession en 2024 due à la hausse des taux d'intérêt", ajoute Stephen Innes. Cependant, ces données ne sont pas les seules responsables de l'effondrement des prix du pétrole. Neil Wilson, analyste de Finalto indique que "les craintes concernant la demande […] l'emportent soudainement sur le déficit de l'offre". Les pays importateurs de l'or noir s'inquiètent donc moins du recul de l'offre décidé par l'OPEP et surtout par l'Arabie Saoudite et la Russie. "Actuellement, la morosité économique est au cœur des préoccupations et constitue le principal moteur des prix", analyse à son tour Tamas Varga, de chez PVM Energy.

Ainsi, la tendance haussière des prix du pétrole s'est arrêtée brutalement et s'est renversée. Il faut donc attendre les prochains jours pour comprendre ce qui se passe sur le marché et si les prévisions de la hausse des prix jusqu' à la fin de l'année en cours seront confirmées, au moins d'ici les mois de novembre et de décembre.


Vous aimez cet article ? Partagez !