France : un Algérien de 35 ans gravement malade menacé d'expulsion

Installé en France depuis plusieurs années pour suivre un traitement médical, un ressortissant algérien de 35 ans se trouve aujourd’hui confronté à une obligation de quitter le territoire français. Atteint d’une pathologie nécessitant des soins réguliers, il multiplie les démarches administratives et judiciaires pour tenter de rester dans le pays. Son dossier fait désormais l’objet d’une nouvelle procédure en appel.

Originaire de Tizi Ouzou, en Algérie, Akli Chikh, âgé de 35 ans, souffre d’une insuffisance rénale chronique diagnostiquée en 2019 dans un établissement hospitalier algérien. Cette maladie nécessite un suivi médical régulier ainsi que des séances fréquentes de dialyse.

Dans un témoignage accordé au journal Ouest-France ce samedi 30 mai 2026, il explique avoir décidé de quitter son pays après l’annonce de sa maladie. Disposant de quelques économies, il a choisi de se rendre en Europe afin de bénéficier d’une prise en charge médicale adaptée et d’augmenter ses chances d’obtenir une greffe de rein.

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Selon un bénévole de la Croix-Rouge, qui l’accompagne avec d’autres associations, Akli Chikh pourrait bénéficier d’une séance de dialyse par semaine en Algérie. Son état de santé nécessite toutefois des soins plus fréquents. Le bénévole indique que le nombre de patients nécessitant ce traitement limite les capacités de prise en charge.

Son arrivée en France et sa prise en charge médicale

En 2019, Akli Chikh obtient un visa espagnol de quinze jours. Après son arrivée en Europe, il rejoint la France et s’installe d’abord à Dinan, dans le département des Côtes-d’Armor, où réside un membre de sa famille.

Par la suite, il déménage à Saint-Malo afin de se rapprocher de l’hôpital où il reçoit ses soins. Il est alors hébergé par l’Association malouine d’insertion et de développement social (Amids), qui l’accompagne dans son parcours.

Aujourd’hui, son traitement repose sur trois séances de dialyse par semaine. Cette prise en charge médicale est devenue indispensable en raison de l’évolution de son insuffisance rénale chronique. Dans le même temps, il demeure dans l’attente d’une éventuelle transplantation rénale.

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Une OQTF prononcée par la préfecture

Afin de régulariser sa situation administrative, Akli Chikh a déposé une première demande de titre de séjour auprès des autorités françaises. Cette démarche n’a pas abouti.

En juillet 2023, la préfecture rejette sa demande et lui notifie une obligation de quitter le territoire français (OQTF) en raison de sa situation irrégulière. Cette décision place le ressortissant algérien dans une situation administrative complexe alors qu’il poursuit ses soins médicaux en France.

Face à la dégradation de son état de santé, il sollicite en mai 2025 la levée de cette mesure afin de pouvoir présenter une nouvelle demande de titre de séjour. La préfecture examine son dossier, mais rejette une nouvelle fois sa demande en septembre 2025.

Un recours rejeté et une nouvelle procédure en appel

Assisté par son avocate, Akli Chikh a contesté son OQTF devant le tribunal administratif de Rennes. Le 25 février 2026, la juridiction a rejeté sa requête, estimant qu'il peut continuer à être dialysé et bénéficier d'une éventuelle transplantation rénale en Algérie.

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À la suite de ce rejet, son avocate poursuit les démarches judiciaires avec le soutien de plusieurs associations. Un nouveau dossier est actuellement en préparation en vue d’un examen par la Cour administrative d’appel de Nantes. Les soutiens d’Akli Chikh comptent y intégrer de nouveaux éléments afin d’appuyer sa demande de titre de séjour et de contester l’obligation de quitter le territoire français qui le vise depuis près de trois ans.


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