Les ressortissants algériens figurent au premier rang des nationalités concernées par les obligations de quitter le territoire français (OQTF) au premier semestre 2026. Les dernières statistiques d’Eurostat révèlent l’ampleur de ces mesures et permettent de comparer la situation française à celle d’autres pays européens.
Les autorités françaises ont prononcé 67 300 mesures de retour entre janvier et juin 2026, selon les données d’Eurostat, reprises le 4 novembre par le média España en Árabe. Les ressortissants algériens arrivent en tête avec 13 745 OQTF, soit environ 20,4 % du total enregistré en France durant cette période.
Les Tunisiens suivent avec 5 480 cas, devant les Marocains (4 825). Ensemble, les ressortissants de ces trois pays du Maghreb représentent 24 050 mesures, soit plus du tiers du total.
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Viennent ensuite les Bangladais (2 470), les Turcs (2 340), les Ivoiriens (2 290), les Guinéens (1 935), les Géorgiens (1 900), les ressortissants de la République démocratique du Congo (1 860) et les Afghans (1 655).
La France devant l’Italie dans les statistiques européennes
Avec 67 300 mesures de retour, la France se classe devant l’Italie, qui en a enregistré 9 575 au cours des six premiers mois de 2026, soit environ sept fois moins.
En Italie, les Marocains constituent la nationalité la plus concernée, avec 1 710 cas, suivis des Tunisiens (1 050) et des Algériens (805). Le total italien a reculé d’environ 8 % par rapport au premier semestre 2025, durant lequel 10 365 mesures avaient été recensées.
Les données trimestrielles d’Eurostat font état de 34 880 OQTF en France entre janvier et mars 2026, contre 32 420 au cours des trois mois suivants.
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À l’échelle de l’Union européenne, 110 335 ressortissants de pays tiers ont reçu un ordre de quitter le territoire au deuxième trimestre 2026, soit une diminution de 12 % par rapport à la même période en 2025.
OQTF : quelle différence entre une mesure administrative et une expulsion ?
Une OQTF n’entraîne pas automatiquement l’éloignement de la personne concernée. Il s’agit d’une mesure administrative imposant à un étranger de quitter la France, selon les conditions et les délais prévus par la réglementation.
Elle peut être contestée devant la justice administrative. Son application dépend notamment de la situation individuelle, des procédures en cours et des possibilités de retour vers le pays de destination.
Eurostat distingue les ordres de quitter le territoire des éloignements effectivement réalisés. Au deuxième trimestre 2026, 3 825 personnes ont été enregistrées comme ayant quitté la France à destination de pays tiers, alors que 32 420 mesures de retour avaient été prononcées pendant cette période.
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