Titres de séjour en France : face aux 930 000 dossiers en attente, le ministre de l’Intérieur promet d’agir

En France, les difficultés rencontrées dans le traitement des demandes de titres de séjour continuent de compliquer les démarches de nombreux ressortissants étrangers. Face à l’accumulation des dossiers dans les préfectures, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, entend poursuivre les efforts engagés pour améliorer la situation. De nouvelles mesures sont envisagées pour 2027, alors que les services administratifs restent confrontés à une charge de travail importante.

Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est exprimé lundi 2 novembre 2026 devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de budget pour 2027. Interrogé sur les difficultés rencontrées dans les préfectures, il a assuré que la réduction du nombre de dossiers en attente était « une priorité importante », rapporte TF1 Info.

Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur, 930 000 dossiers étaient en attente en avril 2026. Cette situation avait conduit les autorités françaises à renforcer les services chargés de leur instruction.

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Laurent Nuñez a reconnu que les mesures entreprises n’avaient pas encore permis de résorber l’ensemble des demandes. « Le stock baisse, mais reste important », a-t-il déclaré, sans communiquer de nouveau bilan chiffré pour novembre.

Le recrutement de 500 agents temporaires pourrait être reconduit en 2027

Pour faire face à cette accumulation, le gouvernement français avait présenté, en avril 2026, un plan prévoyant le recrutement de 500 agents temporaires afin de soutenir les équipes des préfectures.

Une enveloppe de 2 millions d’euros avait également été mobilisée pour financer des heures supplémentaires et augmenter la capacité de traitement des services concernés.

Devant les députés, Laurent Nuñez a évoqué la possibilité de renouveler ce dispositif l’année prochaine. « En 2027, on pourra refaire la même opération », a-t-il indiqué, estimant que cette initiative avait été « extrêmement utile ».

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Le ministre a également rappelé plusieurs simplifications administratives, notamment le renouvellement automatique des attestations de prolongation d’instruction et l’allongement de cinq à dix ans de la durée de validité des empreintes biométriques.

Titres de séjour : des difficultés aux conséquences concrètes pour les étrangers

L’accumulation des demandes peut avoir des répercussions sur la vie quotidienne des ressortissants étrangers résidant légalement en France. Lorsque leur titre expire avant qu’une décision soit rendue, certains rencontrent des obstacles pour conserver leur emploi, accéder à des prestations sociales ou justifier de la régularité de leur séjour.

Dans un rapport publié le 17 juillet 2026, la Défenseure des droits indiquait que le temps moyen nécessaire à la délivrance d’un titre de séjour était passé de 78 jours en 2019 à 110 jours en 2023, soit une hausse de 41 %.

Pour les renouvellements, le ministère de l’Intérieur faisait état d’une moyenne de 117 jours en 2025. Le même rapport soulignait que les réclamations relatives aux droits des étrangers représentaient 41 % des saisines de l’institution en 2025, contre 10 % en 2019.

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Demandes de titres de séjour : le Conseil d’État exige des corrections sur l’ANEF

Les problèmes ne concernent pas uniquement les effectifs des préfectures. Ils touchent également l’Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF), la plateforme utilisée pour effectuer de nombreuses formalités liées au séjour.

Le 5 mai 2026, le Conseil d’État a ordonné à l’État de corriger plusieurs dysfonctionnements du service, notamment ceux empêchant certains usagers de déposer, de modifier ou de compléter leur demande en ligne.

La juridiction administrative a accordé six à douze mois à l’administration, selon les mesures à mettre en œuvre, afin de garantir un accès effectif aux démarches dématérialisées. Ces difficultés concernent également des personnes installées depuis plusieurs années en France, notamment certains titulaires de cartes de résident de dix ans.


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