L’Estonie prépare de nouvelles règles pour recruter des travailleurs étrangers dans les secteurs en manque de main-d’œuvre. Le gouvernement propose de fixer à 2 569 le nombre maximal de titres de séjour temporaires pour ces emplois en 2027. Les textes doivent encore être examinés.
Le ministère estonien de l’Intérieur a annoncé l’envoi de trois projets de règlements pour consultation. Ils précisent les secteurs concernés, le nombre de titres de séjour liés à l’emploi et le quota général d’immigration pour 2027. Ces annonces s’inscrivent dans une réforme de la loi sur les étrangers, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2027.
Estonie : ce qui va changer pour les travailleurs étrangers
Pour les candidats à un permis de travail en Estonie, la principale nouveauté concerne les secteurs confrontés à des difficultés de recrutement. Le terme désigne ici un titre de séjour temporaire délivré pour travailler dans le pays.
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Le Parlement estonien a adopté en mai 2026 les modifications législatives qui encadrent cette mesure. Le gouvernement doit maintenant définir les secteurs concernés et les plafonds applicables. Le ministère de l’Intérieur estonien a transmis ses projets pour coordination : les chiffres annoncés ne constituent donc pas encore une décision définitive.
Jusqu’à 2 569 titres dans les secteurs en pénurie
Le plafond proposé pour 2027 atteint 2 569 titres de séjour temporaires destinés aux travailleurs recrutés dans des secteurs en manque de main-d’œuvre. Ce maximum correspond à 0,2 % de la population permanente de l’Estonie. Il dépend aussi de la situation économique : le ministère s’appuie sur une prévision de croissance réelle du PIB de 2,5 % pour l’année en cours.
La liste proposée regroupe douze domaines, notamment la fabrication d’équipements électroniques, de machines, de véhicules, de produits chimiques et pharmaceutiques, ainsi que le transport, l’entreposage, le travail du bois et la métallurgie. La mesure vise à aider les entreprises qui ne parviennent pas à trouver les compétences nécessaires localement.
Un seuil de salaire et des démarches allégées
Dans ces secteurs, les employeurs ne devraient pas avoir à obtenir l’autorisation préalable de la caisse estonienne d’assurance chômage pour recruter un salarié étranger. Le salaire proposé devra toutefois atteindre au moins 80 % du salaire mensuel brut moyen en Estonie, selon les règles votées par le Parlement.
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La réforme prévoit également qu’un salarié titulaire d’un titre de séjour lié à l’emploi pourra changer d’employeur sans demander un nouveau titre. Le nouvel employeur devra enregistrer le changement auprès des autorités et respecter les conditions habituelles, dont le seuil salarial. Ces règles ne garantissent pas automatiquement l’obtention d’un titre : le dossier et les exigences applicables resteront déterminants.
Le quota général baisse légèrement
Le chiffre de 2 569 ne correspond pas au quota général d’immigration. Pour 2027, le ministère propose séparément un plafond général de 1 284 personnes, soit 0,1 % de la population permanente. En 2026, ce quota était fixé à 1 292.
Les nouvelles règles pourraient donc ouvrir davantage de possibilités dans certaines professions, tout en maintenant un encadrement du recrutement. Les candidats devront attendre la finalisation des textes et vérifier que leur métier figure dans la liste officielle avant d’engager leurs démarches. Le Parlement estonien confirme l’entrée en vigueur de la réforme au 1er janvier 2027.
