Chaque année, des milliers d'étudiants algériens choisissent la France pour poursuivre leurs études supérieures, à l'université ou dans des établissements spécialisés. Les dernières statistiques pour l'année universitaire 2025-2026 permettent de connaître leur nombre et les formations qu'ils privilégient. Elles révèlent également la place de l'Algérie parmi les principaux pays d'origine des étudiants étrangers.
Plus de 30 000 étudiants algériens en France en 2025-2026
Selon les données publiées le 2 novembre 2026 par la Direction générale des étrangers en France, qui relève du ministère français de l'Intérieur, 30 105 étudiants algériens étaient inscrits dans l'enseignement supérieur français au cours de l'année universitaire 2025-2026.
Avec cet effectif, l'Algérie se classe au deuxième rang des pays d'origine des étudiants étrangers en mobilité internationale, derrière le Maroc, qui compte 37 027 étudiants, soit 6 922 de plus. La Chine arrive en troisième position avec 22 803 étudiants, suivie du Sénégal (16 581), de la Tunisie (14 423) et de l'Italie (14 021).
Immigration Belgique : la police désormais autorisée à arrêter les sans-papiers à leur domicile
Les statistiques montrent également que 86 % des étudiants algériens sont inscrits à l'université, contre 14 % dans d'autres établissements d'enseignement supérieur. À titre de comparaison, cette proportion atteint 56 % chez les étudiants marocains, dont une part plus importante fréquente des établissements spécialisés.
Cette différence met en évidence des choix de parcours distincts selon les nationalités. Les universités constituent ainsi le principal lieu de formation des étudiants algériens en France, tandis que les écoles spécialisées accueillent une part plus réduite de leurs effectifs.
Sciences, lettres et médecine : les filières les plus choisies par les étudiants algériens
Les sciences arrivent en tête des filières choisies par les étudiants algériens inscrits dans les universités françaises. Selon les statistiques publiées, 50,7 % d'entre eux suivent une formation scientifique, soit un peu plus de la moitié des effectifs universitaires concernés.
Les lettres occupent la deuxième place avec 20,5 % des inscriptions, suivies de la médecine, qui représente 18,3 %. Les formations en économie regroupent 8,8 % des étudiants algériens, tandis que le droit arrive en dernière position parmi ces cinq domaines, avec 1,6 % des inscriptions.
À elles seules, les sciences, les lettres et la médecine concentrent près de neuf étudiants algériens sur dix inscrits dans les universités françaises. Cette répartition fait apparaître une prédominance des cursus scientifiques, devant les formations littéraires et médicales.
En comparaison, parmi l'ensemble des étudiants étrangers en mobilité internationale inscrits à l'université, 36,6 % suivent une formation scientifique, 26,7 % étudient les lettres, 16 % l'économie, 11,1 % la médecine et 9,6 % le droit.
La part des étudiants algériens inscrits dans les filières scientifiques dépasse ainsi de 14,1 points celle observée chez l'ensemble des étudiants étrangers concernés. En médecine, l'écart atteint 7,2 points.
Par ailleurs, 602 étudiants algériens sont inscrits dans des écoles d'ingénieurs hors université, soit environ 2 % de l'ensemble des étudiants algériens recensés dans l'enseignement supérieur français.
Immigration Permis de travail en Estonie : nouvelles modifications annoncées pour 2027
Étudiants étrangers en France : une hausse de 7,2 % en un an
Au total, la France accueillait 352 790 étudiants étrangers en mobilité internationale durant l'année universitaire 2025-2026, soit 12,3 % des effectifs de l'enseignement supérieur. Leur nombre a augmenté de 7,2 % en un an et de 26,8 % sur cinq ans.
Ces étudiants font partie des quelque 3,04 millions de personnes inscrites dans l'enseignement supérieur français. Ils sont répartis entre les universités, les écoles d'ingénieurs, les écoles de commerce et d'autres établissements spécialisés.
Parmi eux, 221 354, soit près de 63 %, poursuivaient leurs études à l'université. Les autres étaient inscrits dans des établissements proposant notamment des formations commerciales, artistiques ou d'ingénierie.
Les étudiants originaires d'Afrique représentaient 123 873 inscriptions universitaires, soit 56 % des étudiants étrangers en mobilité internationale inscrits à l'université. Les femmes constituaient 49,8 % de ces effectifs africains.
Immigration Titre de séjour au Portugal : dans quels cas un étranger peut-il le perdre ?
