Pour se rendre de la France vers l'Algérie, les mesures sanitaires sont strictes et elles s’appliquent à tous les passagers, quel que soit leur statut. Ces derniers doivent présenter un test PCR négatif réalisé moins de 36 h avant le vol. Sans ce précieux sésame, l’accès à l’avion est impossible. Un règlement qu'un ressortissant algérien en France, en instance d'expulsion, a mis à profit, pour éviter son embarquement à bord d'un vol vers l’Algérie.

Un sans-papiers algérien, qui devait être renvoyé de la France vers l’Algérie, a mis en place un stratagème qui a fini par payer. Du mois pour une certaine période. Dans son édition du 6 août, le site Le Bien Public, a indiqué qu'un Algérien de 36 ans, qui se trouve en situation irrégulière en France, a refusé de faire un test PCR avant son renvoi en Algérie.

Le ressortissant algérien, en instance d'expulsion, est assigné à résidence à Dijon depuis quelques mois. Le 5 août, en se rendant au commissariat pour pointer, il apprend qu’il sera expulsé le lendemain vers l’Algérie. Mais pour pouvoir embarquer, il devra réaliser un test PCR. L’Algérien refuse à plusieurs reprises, selon la même source.

Placé en garde à vue « pour soustraction à un arrêté d’expulsion », il a été présenté vendredi  6 août au tribunal de Dijon en comparution immédiate. En attendant son procès, fixé au 3 septembre, l’Algérien a été placé en détention provisoire, précise la même source. Le sans-papiers algérien, qui refuse de se faire expulser vers son pays, aura ainsi au moins quelques semaines à passer derrière les barreaux.