Les importateurs des biens et marchandises destinés à la revente en l’état feront désormais face à une nouvelle restriction. Dorénavant, ils seront dans l'obligation de restituer les centenaires avant l’expiration de la période de la franchise. La décision a été annoncée lundi 30 août 2021 dans un communiqué du ministère du Commerce et de la promotion des exportations et du ministère des Transports.

« Le ministère du Commerce et de la promotion des exportations et le ministère des Transports invitent les opérateurs économiques activant dans le domaine de l’importation des biens et marchandises destinés à la revente en l’état à l’obligation de la restitution des conteneurs aux armateurs et/ou transporteurs maritimes, avant l’expiration de la période de la franchise », peut-on lire dans le communiqué.

Cette disposition a été prise, selon la même source pour permettre au « Trésor public une économie substantielle de devises étrangères », précise le communiqué. Le gouvernement algérien promet d'être intransigeant envers les récalcitrants. Le ministère du Commerce et de la promotion des exportations et le ministère des Transports annoncent des sanctions à l'encontre des importateurs qui ne respectent pas cette mesure.

Ce que risquent les importateurs réfractaires

Cette sanction prévoit le « retrait du certificat de respect et l’inscription au fichier national d’auteurs d’infractions frauduleuses ». « Les consignataires de navires et de marchandises agréés par le ministère des Transports sont tenus au respect des règles et mesures prévues en la matière, notamment celles relatives aux dispositions des articles 26 et 27 du décret exécutif n 20-348 du 23 novembre 2020 fixant les conditions d’exercice des activités auxiliaires au transport maritime », a ajouté la même source.

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Il est à noter que, selon des spécialistes, l'Algérie payait en fait des sommes colossales aux armateurs étrangers à cause du retard dans la restitution de ces conteneurs. Le temps que ces armateurs mettent à attendre le déchargement de leurs produits coûte cher au Trésor algérien, indique-t-on.