Le professeur Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, a révélé, ce samedi 4 septembre, le nombre des personnes vaccinées en Algérie. Le responsable a saisi l’occasion de l’ouverture de la campagne nationale de vaccination effectuée aujourd’hui pour faire cette annonce.


Selon le porte-parole du Comité scientifique, il y a 5 millions de personnes qui ont reçu la première dose du vaccin anti-covid. Et ce, depuis le lancement de la campagne de vaccination le 30 janvier 2021. Il ajoutera qu’à ce jour, environ 3 millions de personnes ont reçu la deuxième dose du vaccin.

L’Algérie s’engage dans une large campagne de vaccination

Ce n’est donc pas très reluisant comme bilan de vaccination pour le gouvernement algérien. Mais, pour les responsables du secteur de la Santé, cette nouvelle campagne nationale, inaugurée ce samedi 4 septembre, servira à rattraper le retard accusé dans la vaccination des Algériens. D’ailleurs, le discours développé ce samedi est très offensif. Les responsables, dont le ministre de la Santé, n’ont pas manqué d’appeler les Algériens à se faire vacciner, exprimant leur espoir d’aller vers une vaccination massive pour obtenir l’immunité collective.

Selon le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, l’objectif de cette nouvelle campagne nationale de vaccination, c’est d’arriver à vacciner 70% de la population algérienne, et ce, pour atteindre l’immunité collective et obtenir une protection effective contre le coronavirus susceptible de réinstaurer une vie normale dans des délais raisonnables.

C’est le cas également du Docteur Abdelbasset Maout, virologue, qui défend l’idée de vaccination. Non seulement pour endiguer la propagation du virus, mais aussi pour empêcher la naissance de nouveaux variants. « Plus, on accélère la vaccination, plus on empêche le virus de muter », a-t-il indiqué sur les ondes de Radio Sétif.