Depuis le début de l’année, la ville de Montréal au Canada a enregistré 32 meurtres. La dernière victime a été déplorée le jeudi 2 décembre. Un jeune homme de 20 ans d’origine algérienne a succombé à ses blessures. Il s’agit du jeune rappeur Hani Ouahdi connu sous son nom d’artiste Dzairy.

Selon les médias canadiens, une fusillade a éclaté dans la soirée du jeudi 2 décembre dans l'arrondissement d'Anjou, à Montréal, faisant un mort et un blessé. La victime est un jeune rappeur originaire d’Algérie. Hani Ouahdi a été retrouvé dans une voiture avec plusieurs blessures par balles. Le jeune algérien a été transporté à l’hôpital, où il a succombé à ses blessures, selon les mêmes sources.

« Le jeune de 20 ans n’était pas connu de nos services. On va faire des vérifications avec les amis et la famille, pour voir s’il y a une raison qui pourrait avoir mené à l’évènement », a indiqué à la presse le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Selon ce dernier, des coups de feu avaient été entendus dans le secteur du boulevard des Roseraies. À leur arrivée sur le lieu de la fusillade, les policiers de la SPVM ont trouvé un homme de 20 ans blessé par balle dans un véhicule garé place Cointerel. Les policiers de la section des crimes majeurs et des techniciens en identité judiciaire ont passé les lieux de la fusillade au peigne fin pour en établir les circonstances de ce meurtre.

« Il voulait chanter, vivre, mais rien de mal » témoigne le père de Hani Ouahdi

« Aujourd’hui, c’est mon fils. Demain, peut-être que ce sera votre frère. Peut-être que ça fait partie des accidents de gangs. Il a été lâchement tué. Maintenant, les gens, ils tuent comme ça. J’espère que le SPVM fera le nécessaire », a déclaré au Journal de Montréal Mustapha Ouahdi, le père de la victime. Ce dernier à d’ailleurs nié toute implication de son fils dans le travail des gangs. « Jamais. À part quelques contraventions de la route, il n’avait rien. Il voulait chanter, vivre, mais rien de mal », affirme-t-il.

« Il voulait rendre fiers ses parents qui ont quitté l’Algérie pour pouvoir lui offrir une meilleure qualité de vie. Il avait d’ailleurs l’intention de s’inscrire à l’université cet hiver, mais il était encore indécis quant à son choix de programme », raconte une voisine de la victime au journal La Presse. « Il était passionné de rap, cette passion occupait une grande partie de son temps et il travaillait fort là-dessus. Hani s’est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Il n’était pas impliqué dans ce genre d’histoires et n'avait pas ce genre de fréquentations », souligne-t-elle.