Lors du Conseil des ministres, tenu dimanche 5 décembre 2021, le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune a donné des instructions fermes concernant le dossier de l'importation des véhicules neufs. C'est ce qui ressort du communiqué ayant sanctionné ladite réunion. 

À quand la relance de l'activité relative à l'importation des véhicules neufs ? C'est la question que se posent nombre d'Algériens qui attendent, il faut le dire, impatiemment cette reprise qui tarde à voir le jour. Annoncée plusieurs fois, elle est toujours retardée pour moult raisons. Les professionnels de cette activité suspendue, il y a déjà quelques années, sont montés au créneau à maintes reprises pour réclamer cette relance.

Plusieurs dossiers ont été d'ailleurs déposés auprès de la commission gouvernementale en charge de la délivrance des agréments, indique-t-on. Les concessionnaires n'attendent que le feu vert des autorités pour inonder le marché algérien en véhicules. Le 4 novembre dernier, le ministre de l'Industrie Ahmed Zeghdar a révélé cependant que « le comité technique interministériel, chargé de l’étude et du suivi des dossiers relatifs à l’activité des concessionnaires de véhicules neufs, n’a accordé aucun agrément pour l’importation de véhicules ».

Révision du cahier des charges et accélération de l'annonce des concessionnaires agréés

Las d'attendre une issue à leur situation, les concessionnaires ont saisi le chef de l'État sur ce dossier. Leur appel n'a d'ailleurs pas été vain puisque Abdelmadjid Tebboune s'est saisi du dossier et semble décidé à en finir avec. Il a, dans cette optique, ordonné le gouvernement de faire en sorte de libérer cette activité, et ce en procédant à la révision du cahier des charges et à l'accélération de l'annonce des concessionnaires agrées. C'est ce qui ressort du communiqué ponctuant le Conseil des ministres, tenu le dimanche 5 décembre.

« Le président de la République a ordonné la révision immédiate du cahier des charges fixant les conditions d'importation des véhicules et l'accélération de l'annonce des concessionnaires agréés, insistant sur l'impératif de fournir, au niveau régional et dans les grandes villes, un réseau de services après-vente en tant que condition pour accepter leurs dossiers. Il a également rappelé que la loi n'interdisait pas l'importation individuelle de véhicules », peut-on lire en effet dans le ledit communiqué.