Les dirigeants de l'Association du transport aérien international (IATA) semblent mécontents de la tournure que prennent les événements après l'apparition du variant omicron, qu'on présente comme dangereux et très contagieux. Les restrictions aux frontières, comme réaction des gouvernements, ne plaît pas au niveau de la direction de l'IATA et d'autres organisations intervenant dans le secteur du transport aérien.

En effet, Willie Walsh, le directeur général de l'IATA, n'y va pas avec le dos de la cuillère pour dénoncer une réaction qu'il juge excessive des gouvernements face au variant omicron. Dans un communiqué signé par son directeur général, l'IATA a appelé les gouvernements à annuler immédiatement les interdictions de voyager décidées à la suite de l'apparition du variant omicron. Elle les appelle en outre à suivre les conseils de l'OMS.

« Nous en savons beaucoup sur le virus et l'incapacité des restrictions de voyage à contrôler sa propagation. Mais la découverte de la variante Omicron a provoqué une amnésie instantanée chez les gouvernements qui ont mis en place des restrictions instinctives en violation totale des conseils de l'OMS, l'expert mondial », a en effet affirmé Willie Walsh dans son communiqué rendu public ce lundi 13 décembre.

L'OMS déconseille la fermeture des frontière pour lutter contre le variant Omicron

Il rappelle, dans le même sens, que l'OMS et les autres organisations de santé publique ont déconseillé les restrictions de voyage pour faire face à Omicron. Pour l'organisation dirigée par Tedros Adhanom Ghebreyesus, les interdictions générales de voyager « n'empêcheront pas la propagation internationale, et elles font peser un lourd fardeau sur les vies et les moyens de subsistance. En outre, ils peuvent avoir un impact négatif sur les efforts de santé mondiale pendant une pandémie en dissuadant les pays de déclarer et de partager des données épidémiologiques et de séquençage ».

« L'objectif est de s'éloigner du désordre non coordonné, sans preuves et sans évaluation des risques auxquels les voyageurs sont confrontés. Comme les gouvernements l’ont convenu à l'OACI et conformément aux conseils de l'OMS, toutes les mesures devraient être limitées dans le temps et régulièrement réexaminées », estime l'IATA. Et de montrer son courroux, en précisant qu'il était « inacceptable que des décisions précipitées aient créé la peur et l'incertitude parmi les voyageurs, tout comme beaucoup sont sur le point de se lancer dans des visites de fin d'année en famille ou des vacances durement gagnées ».