Moins de 24 heures après l'annonce, par le ministère des Transports, de la hausse des vols internationaux de et vers l'Algérie, le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune a mis fin aux fonctions de son ministre des Transports, Aïssa Bekkaï, contre toute attente, même si la décision a été prise après consultation du Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane.

Dans un communiqué laconique, publié ce jeudi 10 mars, la présidence de la République a annoncé le limogeage du ministre des Transports Aïssa Bekkaï. Selon le communiqué en question, le ministre aurait commis une « faute grave » qui l'aurait conduit vers la porte de sortie. La présidence de la République ne donne aucun détail sur cette faute grave.

Il est seulement clair que ce limogeage intervient quelques heures seulement après l'annonce de la hausse des vols internationaux de et vers l'Algérie. En effet, 108 nouveaux vols ont été ajoutés à la compagnie aérienne nationale Air Algérie ; dont 74 seront opérés entre la France et l'Algérie. Ce nouveau chiffre porte désormais à environ 300 vols hebdomadaires, si l'on ajoute les 108 autres vols accordés aux compagnies étrangères desservant les aéroports algériens.

Mais quelle est cette faute grave commise par le désormais ex-ministre des Transports et qui lui a coûté son poste ? Le communiqué de la présidence ne le dit pas, mais il est aisé de lier son limogeage à l'annonce de mercredi soir. Il reste juste à savoir quel est le détail dans le nouveau programme de vols qui ne plait pas au chef de l'État. Est-ce le nombre supplémentaire de vols de et vers la France ? Celui entre Alger et Paris ? Aucune réponse ne peut expliquer, pour l'instant, le sort de Bekkaï qui rejoint donc son prédécesseur Lazhar Hani.