Les prix du pétrole ont repris avec leurs tendances baissières ce mercredi 22 juin. En effet, les prix du pétrole plongeaient de +5 % en raison des inquiétudes des marchés qu'une forte hausse des taux d'intérêt visant à contenir l'inflation n'entraîne une récession. Le baril de Brent perdait donc 5,2 % à 108,62 dollars, tandis que le WTI chutait de 5,6 % à 103,31 dollars.
Ainsi, après que le brut ait atteint des sommets, ces derniers mois en raison d'une guerre en Ukraine qui faisant craindre que l'offre ne puisse satisfaire la demande d'économies qui rouvrent, notamment en Chine après des mois de confinements, les prix du pétrole reculent. Ce recul des prix intervient suite à la décision des banques centrales d'augmenter les coûts d'emprunt, face à la hausse des prix de l'énergie qui contribue à faire grimper l'inflation à des niveaux jamais vus depuis les années 1980.

La décision des banques centrales a alimenté les craintes que les économies du monde entier ne se dirigent vers une récession, ce qui a jeté un froid sur les cours du brut. Les regards se tournent désormais vers les deux jours d'audition au Congrès américain du patron de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, cette semaine, qui pourraient donner une idée des plans des autorités pour lutter contre la flambée des prix.

À lire aussi :  Le dinar algérien va encore être réapprécié, selon Tebboune

Cependant, selon la banque Goldman Sachs, les prix du pétrole vont reprendre leur ascension. « Avec une demande de produits de base supérieure à l'offre, les marchés restent tendus même si les taux de croissance ralentissent », a déclaré la banque dans une note. Goldman Sachs ajoute que « les investisseurs doivent se rappeler que les ralentissements induits par la Fed ne sont qu'une atténuation à court terme du symptôme, l'inflation, et non un remède au problème, le sous-investissement ». Ainsi, il faut s'attendre à une nouvelle hausse des prix du pétrole dans les prochains jours.