Depuis la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, la coopération entre les deux pays accélère et le les visites entre les responsables également. En effet, plusieurs ministres israéliens se sont rendus au Maroc et des responsables marocains également se sont déplacés en Israël. C'est dans cette dynamique que le ministre marocain des Affaires étrangères de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, se rendra en Israël pour une visite de travail.

Cette information a été annoncée par des médias marocains et israéliens. Ces médias citent une source gouvernementale israélienne, qui a déclaré : « Nous attendons prochainement Nasser Bourita pour une importante visite de travail et nous comptons sur ce déplacement pour élever le niveau de nos relations bilatérales avec l’ouverture d’ambassades ». Ainsi, pour cette visite, les bureaux de liaison actuellement en vigueur seront remplacés.

Le ministre marocain va donc procéder à l'ouverture de l’ambassade du Maroc en Israël. Les médias qui ont donné l'information affirment que cette visite sera bientôt effectuée pour répondre à la volonté d'Israël de consolider la coopération tous azimuts avec le Maroc, y compris aux niveaux sécuritaire et militaire. « La coopération constitue l’objectif principal de l’accord d’Abraham signé en décembre 2020 entre le Maroc, les États-Unis et Israël », a affirmé la source israélienne. Israël réaffirme donc sa détermination à élargir la coopération au-delà du politique, des investissements, de l’agriculture, du tourisme et des énergies pour englober l’emploi de travailleurs marocains dans les secteurs de l’habitat et de la santé[1]Un premier quota de 15000 travailleurs marocains attendu en Israël. « C’est un projet qui avance bien », a affirmé la source gouvernementale israélienne.

Il faut dire que depuis la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, plusieurs projets de coopération ont vu le jour en dépit du rejet de cette nouvelle orientation marocaine par des partis politiques, organisations de la société civile au royaume et également par les voisins du Maroc, notamment l’Algérie, qui accuse le royaume de mettre en péril la stabilité de la région.