L’Algérie va acheter des actions dans la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Elle entrera ainsi officiellement dans le capital de la BERD. Le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune a signé un décret présidentiel paru au Journal officiel (JO) N°61. Ce décret autorise l’Algérie à souscrire à hauteur de 203 actions.

Cette démarche nécessaire pour l’Algérie afin d’intégrer la BERD arrive ainsi à sa phase finale. Il ne reste que le versement de la participation algérienne, qui se fera en utilisant les fonds du Trésor public. « Est autorisé, à concurrence de deux cent trois (203) actions, la souscription de la République algérienne démocratique et populaire au capital de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, au titre de son adhésion à cette institution », indique le décret.

L’Algérie sera ainsi le 72e actionnaire de la BERD, dont 70 pays des 5 continents, y compris l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI).

Qui est la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ?

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a été créée après la guerre froide. Elle a initialement pour mission d'aider à construire les économies de l'Europe centrale et orientale. La BERD est actuellement active dans près de 40 pays, de l’Europe centrale à l’Asie centrale en passant par la Méditerranée méridionale et orientale, ainsi qu’en Cisjordanie et à Gaza.

Unique pour une banque de développement, la BERD a un mandat politique dans le sens où elle n’aide que les pays « engagés à respecter et mettant en pratique les principes de la démocratie pluraliste, du pluralisme et de l’économie de marché ». La sauvegarde de l’environnement et l’engagement en faveur d’une énergie durable ont toujours été au cœur de l’activité de la BERD. L’engagement à promouvoir un « développement sain et durable du point de vue de l’environnement » a été rendu explicite au sein même de son acte fondateur.