Le député de Paris et France-Nord Abdelouahab Yagubi a dénoncé le chantage exercé par les compagnies aériennes sur les voyageurs algériens, notamment la diaspora. Le parlementaire cite la compagnie nationale Air Algérie et les compagnies françaises Air France, Transavia et ASL Airlines.

Pour Abdelouahab Yagoubi, les compagnies aériennes qui desservent Alger depuis Paris font du chantage aux voyageurs, particulièrement les Algériens. Pour expliquer ce chantage, le député affirme que la compagnie nationale Air Algérie et les compagnie françaises Air France, Transavia et ASL Airlines s’entendent sur les prix des billets pour les maintenir élevés.

La situation de monopole des compagnies aériennes desservant l’Algérie

« C’est la conséquence directe d’une situation oligopolistique évidente dans laquelle un nombre limité – de manière exprès – de compagnies aériennes (Air Algérie, Air France, Transavia et ASL) s’entendent sur des prix exorbitants au mépris des règles de libre concurrence et de la réglementation IATA et au détriment des passagers algériens ! » a en effet dénoncé le parlementaire algérien.

Dans sa publication, Abdelouahab Yagoubi fait même un calcul pour prouver que les prix des billets proposés pour des vols entre Alger et Paris sont exorbitants. Pour faire une heure de vol à bord d’un Boeing 737-800 ou d’un Airbus 320, la compagnie dépense en moyenne 6 000 euros, soit environ 12 000 euros pour un vol Alger-Paris. Ce chiffre tient compte de toutes les dépenses salariales, de carburant, d’entretien, d’amortissement de l’avion et des coûts d’escale.

Il estime que cette somme représente « le tiers de la recette de l’excédent bagages que les Algériens paient quotidiennement à Air Algérie au départ de Paris ». L’excédent bagages varie entre 25 000 et 35 000 euros par jour, selon la même source qui n’omet pas d’ajouter que « la recette de la billetterie passagers demeure sans commune mesure si on la compare aux pays voisins ».

« Le chantage doit immédiatement cesser ! » lance le membre de l’Assemblée nationale pour conclure son texte publié vendredi 3 septembre sur sa page Facebook.