Alors que la précarité frappe les jeunes de plein fouet, Emmaüs soutient les étudiants en leur proposant une vente solidaire à l’occasion de la rentrée universitaire. En effet, depuis le 1er septembre et jusqu’au 1er octobre, les étudiants pourront venir s’équiper à des prix réduits dans plusieurs dizaines de boutiques Emmaüs en France.


« Durant tout le mois de septembre, de Nantes à Toulouse, en passant par Bordeaux, Grenoble, Rouen ou Marseille, les étudiants accèderont à une gamme d’objets à des tarifs solidaires (20 à 50 % de réduction selon les lieux de vente) leur permettant de préparer la rentrée et d’équiper leur logement : meubles, électro, vaisselle… le tout sur simple présentation de leur carte d’étudiant », écrit Emmaüs sur son site internet.

72 % des étudiants (18-25 ans) en France ont des difficultés financières

Selon la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), 72 % des 18-25 ans ont déclaré en mai dernier avoir connu des difficultés financières au cours des trois derniers mois.

Entre les fournitures scolaires, les livres et le mobilier, souvent le budget des étudiants explose à l’occasion de la rentrée, notamment quand il faut s’installer dans un nouveau logement.

Une quarantaine de boutiques Emmaüs au secours des étudiants en France

C’est dans ce contexte qu’une quarantaine de boutiques Emmaüs à travers la France ont été mises en place pour proposer des réductions supplémentaires aux étudiants en difficultés.

« Entre 20 et 30 % de la clientèle de la boutique Emmaüs-défi sont des étudiants », souligne ce lundi 20 septembre à Franceinfo Iva Milo, l’une des responsables d’Emmaüs.

Des prix réduits pour les étudiants chez Emmaüs

« On voit des jeunes qui viennent carrément tout acheter chez Emmaüs-défi. Ils achètent du mobilier, de la vaisselle, du textile, des choses vraiment très importantes, constate-t-elle. Ce n’est pas juste chiner par-ci par-là », ajoute-t-elle.

« Je viens chercher des affaires pour compléter mon appartement », explique à son tour, Simon, étudiant de 20 ans rencontré par Franceinfo dans les allées de la boutique Emmaüs-défi, dans le 19e arrondissement de Paris. « Le micro-onde, c’était 30 euros, moins 50 %, ça fait 15 [euros] », indique-t-il.

Des prix réduits, c’est aussi ce qu’est venue chercher Alia, lycéenne en terminale, au rayon papeterie. « Par exemple, un classeur avec des fiches Bristol, qui coûte à peine un euro, une petite pochette à 50 centimes aussi, un petit carnet », énumère-t-elle.