Les concessionnaires automobiles sont revenus à la charge, une nouvelle fois, pour réclamer la reprise de leur activité suspendue depuis plusieurs mois. Encore une fois, ils se remettent au chef de l’État à travers un courrier qu’ils lui ont adressé et dans lequel ils lui ont fait état de la situation peu reluisante de leurs entreprises. 

Dans leur lettre, citée par plusieurs sources médiatiques, ces concessionnaires ont avancé des propositions pour le moins alléchantes. Tout en promettant d’inonder le marché national en véhicules, ils affirment qu’ils proposeront des prix concurrentiels qui seront à la portée des bourses moyennes.

Ils soutiennent ainsi qu’ils auront à proposer des voitures à partir de 99 millions de centimes de dinars, taxes incluses. Ces mêmes concessionnaires qui ont décidément hâte de reprendre le service après une longue période de chômage indiquent dans leur courrier que les véhicules utilitaires seront cédés entre 105 millions de centimes et 230 millions de centimes. Selon eux, les prix des camions oscilleront entre 190 millions de centimes et 470 millions de centimes. De quoi séduire les Algériens qui font face actuellement, il est vrai, à des prix de voitures complètement exorbitants.

Les concessionnaires auront-ils une réponse favorable à leur demande ?

Reste à connaitre cependant la réponse qui sera réservée à cette énième demande de ces concessionnaires pour reprendre le travail. Leurs différents appels sont restés jusque là vains. Le 6 septembre dernier, ces derniers ont également interpellé Abdelamajid Tebboune sur le sujet. « Le citoyen algérien attend la libération de l’importation des véhicules dans les plus brefs délais, vu que les prix des véhicules d’occasion ont atteint le double du prix d’un véhicule neuf. Le citoyen ne peut plus ainsi se permettre d’acheter une voiture à un prix raisonnable », avaient-ils écrit notamment.

Leur missive est restée cependant lettre morte, sinon, ils ne seraient certainement pas revenus à la charge ce dimanche. Ils espèrent que cette fois ce sera la bonne.